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  3. Ulnarevern

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    Et je t'en remercie encore. C'était plus à comprendre comme "ça m'intéresserait vraiment de continuer le débat mais ça nous serait hélas probablement reproché". Bon dimanche à toi aussi
  4. Ferris

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    Je sais qu'on sort du sujet, mais je ne tentais que de répondre à ta question. Quant à un topic la-dessus sur le forum, ça m'étonnerait. C 'est un forum professionnel de bibliothécaire, alors que les retraites est une question générale de société et que l'ABF n'est pas un syndicat de fonctionnaires. Bon dimanche
  5. Ulnarevern

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    Justement, j'ai l'impression (et vraiment juste l'impression) que le changement actuel anticipe trop peu ? Après le problème c'est que je ne suis pas documenté et que je ne me documente pas, probablement parce que je ne veux pas finir dépressif de suite (et qu'avant de penser à la retraite, avoir un emploi serait souhaitable) ^^ Enfin je pense que là on part vraiment trop loin dans le hors-sujet, peut-être pour un autre sujet du coup ? Merci pour la réponse en tout cas
  6. Ferris

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    @Ulnarevern Tu m'en demandes beaucoup, mais je vais te répondre au mieux. D'abord il ne faut pas oublier que nous faisons partie des "régimes spéciaux". Par ailleurs la CNRACL est "à l'équilibre" financièrement. Pourquoi ? Parce qu'il y a un processus de compensation de l'Etat d'une part, et que d'autre part notre structure demographique est bonne : Pour les fonctionnaires dans leur ensemble, il y avait près de 2,5 cotisants pour un retraité, ce nombre restant à plus de 3 pour les fonctions publiques territoriale et hospitalière. Pour certains autres régimes spéciaux cette compensation est plus vitale car eux ne sont pas du tout en equilibre demographique , comme le pose bien ta question : Texte : Le législateur a mis en place des mécanismes de " compensation " et de " surcompensation " pour remédier aux inégalités provenant des déséquilibres démographiques et des disparités contributives entre les différents régimes de sécurité sociale et traduire un effort de solidarité conforme à la logique de notre système de protection sociale. C'est ainsi que la loi no 74-1094 du 24 décembre 1974 a institué une compensation généralisée entre régimes de base de sécurité sociale au titre des risques maladie-maternité, prestations familiales et vieillesse. En outre, la loi no 85-1403 du 30 décembre 1985 (loi de finances pour 1986) a institué une compensation supplémentaire, dite " surcompensation ", spécifique aux régimes spéciaux de retraite (Etat, collectivités territoriales, SNCF, RATP, EDF-GDF, marins, mineurs, ouvriers de l'Etat, etc.). Il est, en effet, apparu justifié que les régimes spéciaux qui, globalement, offrent à leurs bénéficiaires des avantages souvent importants par rapport aux autres régimes de retraite (régime général, régimes complémentaires) contribuent à prendre en charge le coût du maintien de ces avantages sans le faire supporter par ceux qui n'en bénéficient pas, à travers une prise en charge par le seul budget de l'Etat. Les flux financiers ainsi instaurés compensent les disparités extrêmement importantes des rapports démographiques des régimes spéciaux, c'est-à-dire du rapport, pour chacun d'eux, entre le nombre de cotisants et le nombre de pensionnés dont les retraites sont, par définition, payées par les contributions des actifs. Ainsi, il n'y a qu'un actif cotisant pour dix retraités mineurs (40 000 pour 400 000), moins d'un actif pour un retraité dans les régimes de la SNCF, des marins ou des ouvriers de l'Etat. En gros de 1990 à 2015 la CNRACL était, en matiere de compensation ce qui coutait le moins cher à l'état. Par contre ces vilains mineurs et cheminots ont commencé à coûter trop cher. L'état des comptes de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales (CNRACL) et la structure de ce régime, notamment en démographie, comparativement à la situation des autres régimes spéciaux, ont, jusqu'à présent, rendu possible un accroissement du montant des compensations payées par cette caisse depuis 1992, sans un relèvement des cotisations, le besoin de financement complémentaire pour la CNRACL pouvant être assumé grâce à ses réserves.Le problème c'est que principe n'est plus viable à long terme ...parce qu'on n'est plus dans la situation d'avant 2000. D'où le marasme actuel. le Gouvernement est très attaché à la pérennité de la CNRACL et au fait qu'elle puisse remplir l'ensemble de ses obligations vis-à-vis de ses retraités. Mais il ne peut plus compenser comme auparavant. D'où des modifications successives qui ne faisaient que repousser le problème (recul de 3 ans des départs en retraite entre 2004 et 2014 par exemple et autres mesurettes sans effet réel), et à terme le projet Macron du régime unique qui globalise tout. Enfin c'est comme ça que je vois le truc. Le discours change peu à peu avec le temps : On a dit vers 2015: Les soldes des régimes "complets" de la fonction publique sont à l'équilibre (en 2015). Tel est l'un des principaux enseignements que l'on peut tirer de la lecture du "jaune" budgétaire sur les pensions de retraite de la fonction publique annexé au PLF. Pour autant, Bercy rappelle les perspectives de dégradation à long terme de ces régimes. La CNRACL, régime des agents des fonctions publiques territoriale et hospitalière, pourrait ainsi connaître un solde technique négatif de près de 18 milliards d'euros en 2060, d'après les projections établies par le conseil d'orientation des retraites (COR). Bon, 2060 c'est loin, donc on saute...et on va se bécoter dans le coin ados Le problème c'est qu'on a sous-estimé certains paramètres. En fait, plus exactement que "l'année "2060", date peu anxiogène et sous-estimée, la réalité est à lire autrement : Le solde technique (différence entre les cotisations encaissées et les prestations versées), excédentaire en 2013 (+1,4 milliards d'euros), se dégraderait à partir de 2015 tout au long de la période de projection en lien avec la hausse du rapport démographique. Il deviendrait négatif à partir de 2023 et se dégraderait ensuite, pour atteindre près de 18 milliards en 2060. Là c'est plus clair. Parce que 2023 c'est demain. Donc on anticipe....D'où les questions actuelles. Ceci dit je ne suis vraiment pas un spécialiste de ces questions...et j'ai déja eu du mal à clôre mon dossier retraite car relevant de plusieurs régimes (ben oui, je n'ai pas toujours été que bibliothécaire). Et j'ai fait une "demande inter-régimes, la nouveauté du moment, censée te faciliter la vie. Eh bien bonjour... J'en ai perdu le sommeil à un moment, d'autant plus que tu as des dates limites différentes pour répondre et valider ta demande pour chaque régime. Enfin ça y est, c'est terminé. Ceci dit ils vont perpetuer les systemes de compensation jusqu'à une certaine date, ils y sont obligés. car retraite par points ou pas , de toutes façons, il faudra au moins 40 ans pour que le dernier fonctionnaire à vie disparaisse.
  7. Ulnarevern

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    Merci beaucoup pour les retours d'expérience, c'est enrichissant, surtout pour un (presque) complet profane Richard, je trouve cela malheureux que vous (oui, je reviens au vouvoiement) en reveniez à de l'insulte directe en règle et de préférence de la façon la plus basse possible. Et Ferris a répondu à cette attaque, félicitations, vous avez blessé quelqu'un derrière l'écran, qui tente de vous blesser en retour... super interactions ! Et c'est un gamin de 25 ans qui souligne ce comportement honteux, au passage... (et j'ai allégé la formulation) Je reste nouveau sur le forum donc je ne connais pas les précédents de chacun, mais vous vous positionnez comme le pire des interlocuteurs ici, ce qui est dommage. De plus, le "narcissisme aigu, stigmatisation des impudents qui vous résistent, insultes, mépris" peut totalement vous caractériser sur les quelques échanges que j'ai eu avec vous ici (et sans doute cette volonté d'être en opposition constante). Pour citer du Star Wars "you became the very thing you swore to destroy" ou, "vous êtes devenu ce que vous vous étiez juré de détruire" Et c'est dommage. Plutôt qu'à vouloir avancer absolument seul et à se mettre tout le monde à dos pour rester toujours seul, pourquoi ne pas agrémenter le débat ? Pour tout dire, j'ai un membre de ma famille comme vous ! contre ce qui est pour et pour ce qui est contre, de façon virulente, voire méchante. Maintenant que cela lui a, pour faire simple, pété à la gueule et qu'il mange depuis environ un an maintenant, il redécouvre l'intérêt d'une communication correcte et relativement saine. Globalement, chaque intervenant ici a son point de vue propre, tranché et globalement opposé, c'est un fait. Et c'est aussi une source potentielle d'enrichissement. Peu importe les intentions de Ferris ici, il fait avancer le débat, chose que vous semblez vous borner à éviter. Et c'est dommage (oui, j'insiste). J'aurais définitivement apprécié connaître le fond de votre pensée, les tenants et les aboutissants de vos choix et les raisons de votre opposition. Tout le monde ne travaille pas dans vos conditions, personne n'a une expérience qui s'approche de la votre. C'est une expérience qui mérite très probablement d'être partagée, parce qu'elle est unique. Pour la question des retraites Ferris, c'est globalement : comment les charges de 90 ans (2 personnes sur 45 ans) de travail au SMIC (allez... jusqu'à 1500€ net) peuvent payer 25 ans de retraite à même 2000€, en gros. Je ne sais pas si c'est plus clair formulé ainsi.
  8. Ferris

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    Qui est M. Petit ? Conseil de lecture : Parcourez l'intégralité de ses interventions , 2 pages seulement, pour comprendre ce qu'il est et vous faire une opinion en toute objectivité . https://www.agorabib.fr/profile/5645-richard-petit/content/?all_activity=1.
  9. Ferris

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    Rien de plus à dire, c'est bien comme ça que ça se passe. Mais il y a des problèmes de calendrier qui sont agaçants, selon les communes. En fait, normalement, nous annonçons nos priorités en même temps que le bilan annuel (vers janvier en gros), mais on nous demande de travailler dessus dès octobre novembre, pour le DOB puis le budget primitif, le budget définitif n'étant voté que vers mars (je crois que la limite légale est fixée en avril). Donc il y a parfois une longue période où nous fonctionnons à l'aveuglette, sur la base du budget précédent (amputé des baisses éventuelles décidées dans le débat d'orientation budgétaire). On a certes assez vite l'occasion de présenter les choses aux élus à la culture, mais ils te répondent que ce sont les finances qui décideront au final, donc on avance assez peu. Pour les investissements c'est un peu plus clair, d'une part parce qu'en principe ils apparaissent quelque part dans le projet de service, donc "attendus", souvent subventionné par la région ou le departement, recup de TVA par Le fonds de compensation , au fond une dotation de l'état, etc...Mais là encore il est important d'amender, de "nourrir" dirais-je le projet de service initial en fonction du bilan annuel (des nouveaux usages par exemple, pour rejoindre le sujet) et d'en discuter avec les élus à toute période de l'année (en mars il est trop tard) En general, c'est oui ou non, il n'y a pas trop de milieu. C'est souvent oui, du moins chez moi. Par contre pour le fonctionnement ça chipote....Il est difficile (et dangereux) de séparer des achats en deux tranches, d'une part parce qu'on ne connait pas l'état des finances l'année d'après, et d'autre part parce que le fournisseur peut avoir arrêté sa gamme par exemple (je l'ai vecu une fois pour un renouvellement de mobilier jeunesse, achats par moitié à la CAMIF, à l'époque où elle a eu des problèmes, et l'année d'après la gamme avait disparu) ou les prix avoir changé de façon importante.
  10. Louve

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    Je vais ici parler de mon expérience. 1- Transmission de la note de cadrage sur les orientations budgétaires, celle où on apprend s'il faut réduire de 2,5%, %,10%... Cette note de cadrage est accompagnée des priorités en investissement en en fonctionnement. Par exemple, s'il faut absolument procéder à des travaux dans un établissement (école, musée...) nous savons déjà que cela nécessitera de gros moyens, donc que les autres auront moins. 2- Recensement des besoins par direction. A cette étape il faut certes respecter la note de cadrage mais il faut également discuter avec ses collègues des autres directions. Par exemple le pôle culture regroupe musée, archives, lecture publique, théâtre. Nous devons réduire le budget de 5%. Peut-être que la collègue du théâtre peut baisser de 3% pour que le collègue des musées "récupère" cette baisse pus importante des musées. Cette étape nécessite un gros travail au niveau de son service , au niveau des autres services et des discussions, négociations avec arbitrage. Généralement l'arbitrage est du ressort du DGA en charge du périmètre auquel on appartient. C'est déjà une étape importante où nous défendons nos projets. 3- Présentation à l'élu en charge: il donne son avis: étape où des surprises (heureuses ou malheureuses) peuvent débouler. Soit tout se passe bien et hourra, soit il faut faire des modifications car un autre projet a entre temps pointé le bout de son nez, des exigences nouvelles sont apparues 4- Les étapes précédentes ayant été passées, présentation (grand oral!) devant le maire accompagnée du DGS, du DGF, de son élu de référence , de son DGA. On sort de là en ayant quelques certitudes mais pas toutes. Là on peut encore avoir des surprises 5- Attente de la validation du budget Bref sur ton budget, tu commences à travailler en septembre. Mais tu y a pensé avant, tu sais quelle subvention tu pourras espérer, un vrai marathon! Normalement ton projet fait écho à la politique de la ville, tu as déjà travaillé en amont, sensibilisé ton DG, ton élu à la culture. SI en plus ton rapport d'activité est bon, bien compris par ta tutelle, tu as des arguments.
  11. richard petit

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    Cher Ferris, Il y a peu, sur ce forum, vous vous êtes pris une raclée en bonne et due forme pour vos interventions agressives – voire violentes - et le ton condescendant dont vous usez ordinairement pour traiter quiconque ne suit pas la "ligne générale", a l’outrecuidance de contester votre vision des choses (ceux qui ne la partagent pas sont dans l’ "idéologie", c’est entendu) ou de ne pas rendre hommage à votre grand savoir professionnel. On vous a alors dit vos quatre vérités et cela vous a littéralement sonné. Je vous ai senti désemparé, voire blessé, notamment par une intervention qui soulignait avec humour et férocité votre graphomanie et vos sorties de petit chef autoritaire. Vous ne compreniez pas : comment se faisait-il qu’on ne se prosternât pas devant votre éminence ?, pire : qu’on pût vous reprocher votre suffisance et l’impertinence de vos propos (au sens premier : sans pertinence) ? Je vous fais cet aveu : lorsque j’ai assisté à la volée de bois vert qu’on vous a administrée, sans violence mais avec fermeté, j’ai éprouvé de la compassion (je dis cela sans malice) : j’approuvais l’ensemble des critiques mais je n’ai pas surenchéri. Il y a une certaine lâcheté à hurler avec les loups. En fait, votre componction n’était que du dépit. On ne se refait pas et, après une période de calme relatif, vous êtes retombé dans vos travers : narcissisme aigu, stigmatisation des impudents qui vous résistent, insultes, mépris - avec en plus, désormais, cette inclination à tenter de mettre les autres dans votre poche, à quémander leur approbation car vous n’avez plus le cran d’avancer seul ; il vous faut leur agrément ; ça vous rassure. Mais sachez-le, vous aurez beau faire des pieds et des mains, multiplier les marques de haine et d’aigreur à l’endroit des malotrus qui ne vous font pas révérence, vous efforcer de les mettre sur la touche, essayer de convaincre les autres de les ignorer, tout cela n’empêchera pas ceux qui le souhaitent de réagir à ce qui leur semble contestable, inepte, navrant ou toxique... et de lancer des débats - sans même vous reprocher votre omniprésence (*). Et puisque mes interventions vous gênent, je me ferai un malin plaisir de persévérer, non pas par esprit de contradiction mais afin de ne pas vous laisser croire que vous êtes en terrain conquis. (*) Il faut être juste : sauf sur la grève contre la réforme des retraites que vous avez snobé après avoir tenté de torpiller.
  12. Faux. Il y a, a cause des effectifs, des difficultés bien particulières au niveau gestion et plannings par exemple, et, parfois (mais ça depend de l'encadrement et du projet de service, ne l'oublions jamais) des système plus pyramidaux que transversaux mais ça n'est pas une règle. Par contre c'est aussi dans ces structure que l'on peut constater une bonne cohabitation entre nouveaux et anciens usages, sans que l'un nuise à l'autre. Certaines grosses structures sont parfois fossilisées au cause de la recherche du type de fonctionnement le plus facile à gérer (donc hierarchique à fond et trop sectorisé - touche pas c'est mon secteur-), mais c'est aussi là qu'on trouve des opportunités plus larges pour de nouveaux usages et que les effectifs le permettent. Alice a à vendre un produit qui ne sera pas facile à poser dans une petite structure rurale sans effectifs ni moyens. Elle ne doit donc supprimer aucune piste. Autant les etats d'âme de Claire sont compréhensibles, mais elle parle de ses débuts. Autant tout le monde n'est pas dans cette optique. Alice veut se poser en bibliothèque, sans faire abstraction de son vécu, ne serait-ce que parce que c'est son produit vendeur. Claire avait décidé de passer les concours. Le parcours est différent, la finalité aussi. Autant Claire aurait naturellement souhaité retrouver la dynamique de ses engagements bénévoles ou associatifs, autant Alice cherche à se positionner sur du durable et parait être capable de rentrer dans le moule plus facilement. Finalement, par des voies différentes elle se rejoignent. D'ailleurs Claire lui dit : C'est une bonne idée de te poser en bibliothèque, il y a besoin de gens qui ont vu autre chose que le confort et les avantages, il y a besoin de personnes inventives et adaptables. Plus clair (e), tu meurs. Elle vient de tout dire. Car elles restent unies par un point commun : l'engagement social, des connaissances originales des publics, et une vraie notion de "service public", qu'on a parfois, c'est vrai, du mal à trouver dans certaines usines. Ce sont des gens comme cela qui redonneront une légitimité de service public et un élan vital à nos cabanes de fonctionnaires a vie....Pour moi ces transfuges, si l'on peut dire, sont le vrai futur positif de la territoriale, surtout avec ses nouveaux usages actuels.. Des génerations d'emplois aidés de toutes sortes et des bénévoles seniors en mal de reconnaissance sociale en ont été le tombeau, tombeau porté en fanfare par des élus qui y voyaient surtout un intérêt financier Il y a une page à tourner. Des Claire et des Alice nous y aideront. Quand Claire dit " je prends mon job très à cœur et que quand je vois quelque chose qu'on peut facilement améliorer, je le dis", elle définit un mode de fonctionnement positif, transversal. Elle définit l'avenir de la sortie positive de l'emploi à vie, où l'on peut reste 42 ans assis sur son gros cul à regarder la pendule. Claire le dit aussi à sa façon : Il y a parfois des personnes qui n'ont rien changé de leur fonctionnement depuis 20 ans et qui comprennent pas que tu trouves pas cela formidable, il y a des tas de gens sur la défensive. Pour moi la messe est dite : l'avenir positif des bibliothèques "troisième lieu" passe par des gens comme ça et par des passerelles claires entre filières. Pas par du bénévolat renforcé, de l'emploi aidé , du recrutement direct du fils d'un copain du maire , ou par l'embauche de profs dépressifs en reconversion. Et ça, l'ABF n'est pas prête à le dire ou le dénoncer, comité d'éthique ou non. Car elle est pleine aussi de fossiles, dont la prudence politique n'a d'égale que la frilosité personnelle.
  13. B. Majour

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    @Ulnarevern Pour la M14, tu as la réponse ici https://www.collectivites-locales.gouv.fr/m14 C'est une instruction budgétaire et comptable. Dont le défaut principal, tu l'as compris, est d'être voté une fois en début d'année, poste budgétaire par poste budgétaire. Une fois que c'est voté, il faut passer par toute une procédure de justifications pour verser l'argent d'un budget à un autre (si c'est possible). Donc, il faut prévoir "juste", avec une anticipation à un an des dépenses. Ou attendre la fin de l'année et le retour de tous les éventuels reliquats. Là, il y a une vraie question à poser à Louve et à Ferris : - dans une grosse structure, qui s'occupe de la répartition des budgets dans la M14 ? J'ai cru comprendre qu'il s'agissait du directeur de la structure et que ça demandait pas mal de boulot de préparation. L'occasion (l'obligation ?) de défendre son projet devant les élus ? Là, tu as tout le problème des petites bibliothèques. Les lieux n'ont pas été, ne sont pas pensés pour du multi-usages. Le fait d'être dans un endroit petit et unique empêche directement de proposer différents usages de manière agréable et correcte. Le bruit est un bon indicateur du problème, mais pas que. Si un usager chasse l'autre parce qu'il est bruyant/puant/gênant... ou qu'il a un comportement "inapproprié", on s'aperçoit que tous les usages ne sont pas tolérés de la même manière en bibliothèque. Je ne peux résister à l'idée de t'inviter à lire ceci sur la question de la "supériorité" en bibliothèque https://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/56967-fais-pas-ci-fais-pas-ca-les-interdits-en-bibliotheque.pdf P20 du mémoire d'Adèle Spieser, 2012 Les bibliothécaires ont longtemps joué un rôle d’autorité morale, chargés de contrôler les lectures des usagers et de les protéger de textes considérés comme dangereux. L’abbé Bethléem, au XIX ème siècle, proposait aux bibliothécaires un Guide général des lectures, dont le but était de les guider dans leur sélection d’ouvrages. [...] Sans rentrer dans des considérations sur la censure, qui dépasse le cadre de notre réflexion, on peut tout de même signaler qu’aujourd’hui encore, en définissant la nature des documents proposés, les bibliothécaires réglementent les usages possibles de leurs fonds. En effet, tous les documents n’appellent pas les mêmes usages : la lecture d’une bande-dessinée se fait souvent dans une position du corps plus relâchée que celle d’un manuel. Le choix de proposer certains types de documents (romans, manuels, CD, DVD, jeux vidéo, périodiques…) suppose de proposer des conditions de consultation et d’usage spécifiques. De même, exclure certains types de documents, au-delà de jugements qualitatifs sur leur contenu, peut aussi être un moyen d’éviter certains usages. Eviter certains usages... pour éviter certains usagers. Hiérarchiser/privilégier certains usages ou animations/documents... pour hiérarchiser/privilégier certains usagers. Hum, ce n'est pas déjà le cas depuis des décennies en bibliothèque ? Le reste du mémoire est très intéressant sur le sujet et donne le ton d'une certaine réalité des bibliothèques. Bonne lecture.
  14. Ferris

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    Sur le Troisième Lieu, le sujet a été abordé dès mars 2013, pas loin de la création du Forum, suite à un questionnaire Et j'ai envie de pointer ce que disait à l'époque Pascal Wagner, ex-président de l'ABF à ce sujet, et je me permets de surligner ce qui me semble important: (...) je sais pas si la bibliothèque dans laquelle je travaille est un troisième lieu. Donc, je ne peux pas savoir ce que cela change pour moi. Par contre, je pense que c'est, tout de même, avant tout l'attitude et le comportement d'une équipe qui peut permettre à une bibliothèque de devenir un troisième lieu. Certes, cela ne suffit pas, mais cela me semble être la toute première des conditions nécessaires. Le reste (aménagements, organisation, services, etc.) devrait être une conséquence d'une volonté correspondant à cet état d'esprit, à ce comportement, à cette attitude de l'équipe. Si on fait un beau bâtiment, avec de jolis canapés et plein d'ingrédients "3ème lieu", mais que, fondamentalement, l'équipe n'est pas sincèrement dans le coup, alors on n'a qu'une décision technocratique que l'on appelle un troisième lieu, mais qui n'en est pas forcément un, voire qui n'en est pas un du tout. Donc, pour moi, l'enjeu, c'est de transformer n'importe quelle bibliothèque, qu'elle soit grosse ou petite, ancienne ou récente, en troisième lieu, avec tous les moyens dont on peut disposer. Et cela ne peut reposer que sur quelque chose que, faute de mieux, j'appellerai (ce soir de fatigue) empathie, ou amour des gens en général. Qu'est-ce qui a changé pour moi depuis le début de ma carrière ? Et bien au début, j'étais un discothécaire angoissé et pointilleux, qui se réfugiait dans le respect des normes et du règlement pour tenter de combattre - vainement, bien sûr - cette angoisse. Et puis j'ai évolué, et j'ose espérer que je suis généralement perçu par les usagers comme quelqu'un de convivial et de serviable. Donc, j'ose espérer que c'est moi qui ai changé pour faire évoluer l'endroit où je travaille en troisième lieu. Pour résumer, ce n'est pas le lieu qui a fait changer quelque chose pour moi, c'est à moi de changer pour que le lieu devienne tiers ! Pour mon plus grand bonheur professionnel. https://www.agorabib.fr/topic/138-enquête-auprès-des-professionnels-sur-les-bibliothèques-troisième-lieu/ C'était en 2013. Pascal a réussi son pari, et dans une bibliothèque qui est loin d'être une usine. J'ajoute que "faire dépôt de pain et vente de timbres" avait également été évoqué à l'époque comme une possibilité. Et en zone rurale je reste partisan d'adhérer à cette possibilité.
  15. Louve

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    Comme dit Ferris c'est de la notion de supériorité intellectuelle et culturelle dont il s'agit. Ajoute à cela le fait que certains soient effectivement moins capables que certains publics et le sentiment de déclassement est là!. Par exemple nous avons eu le cas de groupes de jeunes qui avaient réussi à se connecter en bluethooth et à utiliser nos enceintes pour écouter leur musique (via leur portable) alors que les collègues ne maîtrisaient pas du tout la technologie. Cela a créé un sentiment de malaise et la demande était de supprimer l'espace puisque c'est comme ça! Et puis en plus ils écoutent LEUR musique, pas celle que NOUS avons choisie! Ou encore une table de présentation avec des "romans russes", un usager lecteur s'adresse à un bibliothécaire en lui suggérant de présenter tel ou tel livre qui est bien écrit, intéressant et en plus écrit par des russes. Usager lecteur qui s'étonne d'ailleurs que les "romans russes" présentés ne soient pas tous écrits par des russes. En effet il y avait des romans écrits par des auteurs non russes mais dont l'intrigue se passait en Russie. L'usager a un avis et le donne ce qui n'est pas toujours bien vécu par certains agents qui ont l'impression d'être remis en cause. Ca passe si ce sont des usagers "acceptables" à savoir lettrés, connaissant les codes de la bibliothèque, mais si ce sont des usagers trop éloignés de nous, alors là, il y a bien souvent crispation.
  16. À l’occasion des élections municipales, l’Association des Bibliothécaires de France interpellent les candidat·e·s aux élections municipales sur la place indispensable des bibliothèques dans les politiques publiques. Voir l'article complet
  17. Ferris

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    C'est bien le sentiment de supériorité au sens culturel dont il s'agit. Et ça aussi c'est ce qui reste d'une époque révolue. Les prescripteurs se voyaient (et pour certains se voient encore) comme des représentant de la "bonne culture", ceux qui savent mieux que d'autres ce qu'il est bon que le bon peuple lise et découvre. Par ailleurs le niveau culturel de ces ancêtres était effectivement plus élevé que celui d'aujourd'hui, au moins au niveau des cadres. Le lectorat s'est démocratisé, mais l'encadrement aussi. Et puis internet a porté le coup fatal. Ainsi que les recrutements directs sans concours, les emplois jeunes etc... Désormais l'infâme populace a envahi les temples de la culture et réclame ce qu'elle veut. Et ça, ça leur est insupportable. Beaucoup utilisent d'ailleurs l'expression " on veut des bibliothèques sans bibliothécaires? " ou formules approchantes. Les recruteurs s'y mettent aussi . Désormais on recrute prioritairement des gestionnaires, des comptables, des managers, des gens de culture informatique, il suffit de regarder les petites annonces... L'atout "culturel" n'a plus du tout la cote. D'ailleurs les chercheurs de l'université d'Oxford ont déterminé une liste des 700 métiers appelés à disparaître (ceux qui résisteront aux robots notamment), et nous sommes dans le top 10, juste après guichetier de banque. Ceci dit cette étude vaut ce qu'elle vaut et est très critiquée par ailleurs. Sur le forum le sujet avait été evoqué avec la question des automates de prêts ... https://www.blog-emploi.com/10-metiers-remplaces-par-des-machines/ D'une certaine façon il en fut de même pour le prestige des enseignants, qui s'est effondré à peu près à la même époque. Ce qui ne veut pas dire que les enseignants ne se voient pas encore comme cela. C'est aussi pour cela que notre profession reste méfiante vis a vis des "profs en reconversion", qui se voient tout de suite cadre A et portent encore bien haut la notion de "culture", comme en témoignent de nombreux posts sur le forum. Pour ta question sur les retraites, je ne comprends pas bien ta formulation. Notre retraite est (encore) calculée par trimestres sur le salaire indiciaire des 6 derniers mois et non 25 ans, et nous avons une caisse de retraite spécifique (CNRACL), mais nos primes ne sont pas prises en compte, a la différence du privé (c'est en cours, précisément pour pouvoir ressembler aux autres regimes, chaque mois on nous enlève une partie de primes qu'on intègre au salaire indiciaire, je simplifie). Ceci dit, je viens de recevoir mon décompte définitif et c'est vrai qu'il n'est pas très éloigné de mon salaire actuel.
  18. Ulnarevern

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    @Louve Je savais que les budgets étaient séparés, ce que j'essayais maladroitement de dire, c'est que par chance, le budget que j'utilise n'a pas rogné sur le budget acquisition (par contre, c'est toujours ça qui ne finira pas en budget acquisition...). Mes excuses Et c'est vraiment bien d'avoir un retour d'expérience véritablement (majoritairement) positif ! Ça redonne de l'espoir Pas certain de saisir précisément la notion de supériorité ici. C'est la remise en question leur position qu'ils considéraient supérieure ou c'est autre chose ? @Ferris C'est bon à savoir. Et oui j'avais cru comprendre que les médiathèques servaient aussi de faire valoir/bonniches au besoin :/ Et pourquoi je te trouverais moins sympa ? Techniquement, la fin de la FPT au profit de CDI m'arrangerait probablement (pas de concours et donc sélection potentiellement plus par compétence que par bachotage) et c'est déjà en cours pour la catégorie C (qui regroupe beaucoup des personnels des petites BM et donc des postes qui m'intéressent le plus). J'aurai probablement une meilleure chance (même si ce serait marginal), puisque pas de prétentions salariales (je préfère faire ce qui m'intéresse quitte à rogner sur la paie) et ouverture aux nouveaux usages (sans être aveugle aux limites non plus) et minimum de culture dans quelques domaines. Pas non plus de risque que la tutelle dise "ah non, on veut le statutaire !" si jamais les recruteurs appréciaient un profil non statutaire comme le mien. Après, comme souvent, ça dépend de comment le changement se fait ! Je ne dirais pas forcément la même chose pour l'enseignement cela dit, il faudrait que j'y réfléchisse. Je n'ai rien contre l'esquive du pot de départ non plus. C'est comme toutes les célébrations, si c'est pas fait de bon cœur avec des personnes qu'on apprécie, c'est dommage et autant s'en passer ! Le seul truc où je râle, plus contre le système que contre toi de toute façon : comment on fait pour payer des retraites issues de salaires corrects (disons catégorie A ) pendant 25 ans en moyenne avec, toujours en moyenne, environ deux salariés (qui bosseront 45+ ans) pour un retraité ? Des salariés qui touchent autant, voire moins que ledit retraité ! Mais là on entre dans un tout autre sujet que je méconnais profondément. Dans tous les cas je n'ai pas tendance à souhaiter du mal aux autres, même ceux avec lesquels je ne suis pas en accord. Je trouve ça stupide de souhaiter du mal aux autres. ... Ah si, je râle aussi contre le fait d'être en service civique alors que ce que je fais mérite un vrai poste. Où qu'il est mon SMIC, hein, je vous l'demande !
  19. Ferris

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    Le problème des élus c'est souvent leur absence de vision à long terme. Chez nous par exemple, ils ont installé, à 400 m de la mediatheque centrale, un cybercentre avec 13 à 15 postes, un animateur EPN, des ateliers de toutes sortes, des formations pour les seniors etc...le tout installé dans une école primaire desaffectée. Cela apportait une réponse énorme aux besoins dont nous parlons aujourd'hui.et cela aurait facilement pu evoluer vers du ludique. Et il faut y ajouter le FJT qui proposait aussi une offre à ses pensionnaires. Du coup, nous n'avions plus un réel besoin d'assumer ce rôle et on supprimé la moitié des nos postes publics. Seulement on avait oublié un détail, c'est que le cybercentre était largement subventionné par la Région. Or un jour ces subventions ont cessé. La réaction des élus a été quasi immediate : suppression du cybercentre, recuperation de l'école pour des "besoins associatifs" vagues, eparpillement de tous les postes un peu partout, notamment aux écoles. L’animateur est parti chercher du boulot ailleurs. Et à ce jour il n'y a plus d'offre de type EPN sur la commune centre. Et c'est là qu'on se retourne vers la "mediathèque à tout faire", mais sans place ni animateur. Pour moi cette histoire est très symptomatique des pièges dans lesquels certaines bibliothèques vont tomber, notamment dans le domaine social. Comme elles ont été obligées aussi d'assurer un rôle inattendu dans les "activités périscolaires" (aujourd'hui supprimées). Dans des situations de ce genre, les élus se retournent aussi vers nous, pour se donner bonne conscience, nous dont les activités ne sont définies par aucune loi cadre. Nous pouvons donc AUSSI devenir les bonniches de service. @Ulnarevern Comme tu parles de grosses structures et de plein d'agents à gerer etc..je te précise un point, que Louve connait, et d'autres sans doute car je n'en ai jamais fait mystère : j'ai créé et assuré le fonctionnement de la structure centre pendant 13 ans, mais je n'ai pas souhaité postuler à la direction du réseau quand il a été créé. Et je m'en félicite aujourd'hui en voyant le désastre. Je dirige en autonomie une structure annexe du réseau et je m'en porte très bien. Je pars en retraite le 18 juin. Et je compte dire au-revoir et merci à mes lecteurs par un mail collectif, mais je refuse le traditionnel "pôt de départ" des fonctionnaires entre eux, tradition qui ne me plait pas. Par ailleurs ce serait hypocrite car je milite depuis un moment pour la disparition de la FPT et le remplacement des fiches de poste par des contrats de travail en CDI. Ce qui créera en fin une souplesse de fonctionnement qui permettra surement à des structures de faire face efficacement aux nouveaux usages. Du coup je dois te paraitre moins sympa, non ?
  20. Louve

    Plus de fréquentation aux animations

    Le budget acquisition est toujours séparé du budget animation car ce n'est pas la même ligne budgétaire dans la M14. Quand à l'achat de PC, techniquement c'est de l'investissement. Sinon pour en revenir au débat, la problématique principale est de pouvoir proposer différents usages donc d'avoir un espace modulable qui permet de s'adapter sans rogner sur les collections. C'est un équilibre délicat à trouver mais quand on y arrive cela fonctionne. Je dirige une grande bibliothèque qui a été pensée ainsi, pas totalement mais majoritairement et ça marche! Nous proposons des espaces différents selon les usages, différents non seulement de manière permanente mais aussi pour des événements particuliers. Nous avons la programmation annuelle, la programmation courante mais nous donnons aussi la possibilité d'actions au fil de l'eau en écho à l'actualité du territoire ou de ce qui se passe au niveau national. Le seul souci est le dimanche où nous sommes parfois obligé de rappeler aux étudiants que l'espace enfance est dédié en priorité aux enfants, que nous ne sommes pas une BU. Le projet d'établissement affirme la priorité donnée à la lecture mais aussi à toutes les formes de création et à l'adaptation aux besoins des publics. Cela nécessite pas mal de boulot et tous ne sont pas au même niveau d'acceptation pour des raisons différentes (regret de la bibliothèque "studieuse", incompréhension du projet, sentiment de perte de "supériorité"...) nous y travaillons. Comme le dit Ferris le nerf de la guerre c'est l'argent et le personnel. Là, il faut parfois se battre, connaître ses dossiers, argumenter, ne pas céder sur certains points. Un élu sera d'accord pour mettre de l'argent sur la table s'il est convaincu. Certes nous appliquons la politique publique mais nous pouvons argumenter pour avoir les moyens de mise en oeuvre.
  21. Ulnarevern

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    Effectivement, l'espace et le budget restent les deux contraintes principales. Autant je pense que pour des petites bibliothèques, on peut imaginer des plans fonctionnels pour rogner le moins possible sur les collections (et les budgets liés, passé un premier investissement) - qui restent le premier facteur d'attrait que je vois de mon côté. De mon côté, le budget "animation" est séparé du n'a pas été récupéré sur le budget "livres", ce qui règle une partie du problème. Je dois avouer que je ne sais toujours pas d'où est sorti le budget "investissement" pour le PC de travail par contre (mais toujours pas du budget acquisition, c'est déjà ça)... En un sens, les activités que je propose (j'ai oublié de mentionner, mais en dehors du JV, c'est photo et écriture) sont hautement mobiles, donc essentiellement similaire à de l'événementiel : je peux sortir et ranger à chaque fois, ça ne prend pas longtemps. Pour le coup par contre, je n'y avais pas trop réfléchi mais je ne parviens pas à me figurer la gestion d'une grande bibliothèque et ça doit être ultra galère, même en essayant de prévoir (à tous les niveaux), vu que tu ne fais pas les choses pour 5 à 20 personnes, mais beaucoup plus. Je n'envie pas ta position.
  22. Ferris

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    @Ulnarevern Tu as raison, il n'y a aucune incompatibilité. Malheureusement, toutes les bibliothèques n'ont pas les moyens "d'assurer" tous azimuts. Il est évident, pour celle qui le peuvent, que continuer d'assurer une offre livresque traditionnelle en y ajoutant de nouveaux usages est l'idéal. Il y faut des espaces libres et du personnel formé ou au minimum passionné. Et des credits pour certaines activités. Or ce qui se passe c'est que les espaces changent d'usages, au détriment des collections. Je ne sais plus qui disait plus haut que les collections diminuaient actuellement. Chez nous c'est exact, et ça a commencé par les périodiques, puis les ouvrages documentaires etc... En fait on joue aux chaises musicales avec les usages : et à chaque tour on enlève un usage dans un espace pour le remplacer par un autre...dans le même espace. Dans un premier temps on tasse. Et dans un deuxième on supprime. Chez nous, à la Centrale, plus de 10 000 documents ont ainsi disparu en moins de 5 ans. Par ailleurs les crédits globaux d'acquisition n'augmentent pas mais sont fléchés assez systématiquement vers de nouveaux usages ou supports. Quant à l'aide des BDP elle est tres variable selon les endroits. Enfin il ne faut pas confondre l'évènementiel et le permanent. L’événementiel ne pose pas de problème (nous, actuellement on reçoit un atelier FabLab avec imprimante 3D pour quelques jours, pas de problème...sauf le prix de la prestation). Mais s'il fallait créer un espace permanent pour ce type d'activité, ou des tournois de jeux sur consoles, grand ecran etc..., nous ne pourrions le faire qu'au détriment des collections. Toutes les structures ne sont pas sur un plan d'égalité. L'architecture des bâtiments n'a pas été pensée au départ pour recevoir ces nouveaux usages. Mais la propension vers la logique Tiers lieu l'emporte, même chez ceux qui n'en ont pas vraiment les moyens. Car la demande existe et est évidente, impossible de la rayer d'un trait de plume. Certains structures revoient même leurs horaires en fonction de ça (nous on a lancé une ouverture mediane en septembre) et c'est logique. Nouveaux usages, nouveaux publics, nouveaux horaires. Mais c'est cet écart qui est assez inquiétant, car il ira grandissant, plus les nouveaux usages augmenteront. Par ailleurs les élus ne rechignent pas du tout, au contraire. Toutes ces nouvelles pratiques les intéressent. Mais pas au point de mettre la main à la poche évidemment...
  23. Ferris

    Gestion des Tomaisons en BM et/ou BDP

    Nous avons une durée de prêt d'un mois avec possibilité de prolongation de 15 jours (sauf pour les nouveautés et ouvrages en réservation) Nous avons effectivement vu ce problème assez vite, surtout avec les séries de mangas par exemple, ainsi que pas mal de trilogies d'auteurs populaires. Pour les mangas par exemple, nous avons adopté la méthode de notre BDP, qui ne nous envoie que des séries complètes. Donc nous prêtons aussi des séries complètes jusqu'à 10 tomes par carte (un lecteur enfant a au moins deux cartes, celle de son référent adulte et la sienne, avec une capacité de 12 titres par carte, donc en général cela suffit largement)et avec prolongation automatique. Et, localement, idem pour les trilogies de romans. D'ailleurs les trilogies sont en rayonnage avec un élastique autour, pour bien signifier que la série n'est prêtable qu’intégralement. Le problème était encore augmenté par des lectrices qui accordaient peu d'importance à l'ordre des tomes des sagas, et commençaient par le 2° tome ou autres. Cela désorganisait tout. On en est resté à la trilogie. Au delà on revient au document individuel. Naturellement le prêt d'une trilogie ou d'une série de mangas compte pour 1 prêt et non trois ou 10. Ce système n'est pas parfait évidemment car l'ordre de parution par exemple du tome 3 d'une saga pose le problème de ceux qui ont déja lu les deux autres. Mais il faut rester ferme, quitte a mettre de côté les anciens volumes. Mais c'est assez lourd. Idem pour les réservations en ligne des lecteurs, qui ont tendance à ne réserver qu'un volume. A nous de rectifier et d'expliquer au lecteur pourquoi il en reçoit 3.... Ensuite, comme partout, il y a des pratiques un peu différentes selon les bibliothèques du réseau, ce qui est dommage, mais....
  24. Ulnarevern

    Plus de fréquentation aux animations

    Techniquement, je continue de répondre parce que c'est toujours bien de dérouiller ses glandes argumentatives à l'occasion, et rien de tel qu'un mur pour être certain que la balle soit toujours renvoyée ! Même si je pense qu'il y a certaines idées qui resteraient intéressantes si expliquées plus en détail, ce que je déplore :/ Je dois avouer que l'approche "vieille barbe" m'est essentiellement étrangère, le corps enseignant et mes fréquentations ont presque tous eu une grande ouverture qui permettait à tout le monde d'apprendre et de progresser. Et question "bête" ou au moins optimiste, mais ne peut-on pas cumuler les deux logiques ? Apporter la réponse tout en offrant d'aller plus loin ou ailleurs ? Si un lieu peut le faire, ce serait bien la bibliothèque non ? (avec tous les bémols possibles de type compétence, temps, intérêt du public...)
  25. Ferris

    Plus de fréquentation aux animations

    @Ulnarevern Il te suffit de parcourir l'intégralité des interventions de M. Petit pour comprendre ce qu'il est. https://www.agorabib.fr/profile/5645-richard-petit/content/?all_activity=1. Et ensuite tu verras bien si cela vaut encore la peine de lui répondre.... C'est effectivement une affaire generationnelle dans un sens non pas d'âge mais d'acceptation des mutations de la profession. Les gens comme cela (car il n'est pas seul) restent prescripteurs en profondeur et me rappellent les vieillles barbes qui dirigeaient encore les bibliothèques depuis les années soixante, contre lesquels il a fallu se battre, et dont il a fallu attendre le départ, pour enfin pouvoir donner dans les années 80 un veritable essor à la lecture publique pour tous et désacraliser nos lieux et nos missions. Les idées et les ideologues n'ont rien à faire face à une réalité qui est ce qu'elle est : on est passé d'une logique de prescription à une logique d'usages. Il s'agit donc maintenant d'apporter non pas une offre culturelle immuable mais d'apporter une réponse à des besoins multiples. Changement de paradigme. Le lecteur est devenu un usager. C'est pourtant tout simple à comprendre. Et ensuite seulement on peut avancer dans le concret. Tant que l'acceptation de ce constat n'est pas fait, il est inutile de discuter, on restera dans l'idéologie et l'invective.
  26. EvyPaoli

    Détachement FPE/FPT

    Bonjour Martint, j’ai demandé mon 1er détachement en octobre et j’ai pris le poste le 2 janvier et pour l’autre j’ai mis fin à mon détachement le 30 mars et j’ai intégré le 1 er avril bien qu’à l’éducation nationale ils privilégient le mouvement et je réintègre la FPT le 1 er avril. bien à vous
  27. Ferris

    Planning

    Tu peux toujours essayer https://www.planningbiblio.fr/ . C'est réalisé par un groupe facebook et ça a l'ai interessant, en tous cas ils cernent bien les problematiques. A telecharger librement.
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