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anna

Admission concours bibliothécaire territorial

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Louve
il y a 41 minutes, Ferris a dit :

L'aisance naturelle dont tu parles c'est ce fameux charisme. Mais ce n'est pas forcément naturel, il parait que ça peut s'apprendre aussi. Comme un bègue arrive à ne plus begayer en utilisant certaines méthodes.

 

 

Encadrer une équipe, la motiver, l'entraîner, se frotter à de l'humain; oui ça s'apprend, dans une certaine mesure. 

Certains n'y arriveront pas ou très peu, trop peu en tous les cas pour être opérationnels. Et comme, de nos jours il y a très peu de postes hors publics, cela peut être très vite compliqué. 

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B. Majour
Il y a 9 heures, Ferris a dit :

Si les câlins rédempteurs de  Père Bernard, qui n'a jamais dirigé personne d'autre que lui même, te conviennent, et c'est son truc, tant mieux pour toi, moi je ne joue pas à ça. (Bernard, ne réponds pas, ça va m'indisposer, je le sens venir comme une gastro)

 

Alors arrête de dire n'importe quoi à mon sujet. Merci.

 

Diriger des gens qui ne savaient même pas s'habiller, j'ai fait.

Des petits chefs incompétents, j'ai connu aussi. Et là, quand même les syndicalistes te disent qu'ils ne peuvent rien faire, alors, il n'y a pas le choix : on ne poursuit pas sa mission d'intérim !

 

Oui, je suis d'accord avec toi, j'aimerais bien savoir pourquoi Babarette n'a pas été défendue par le syndicat, surtout syndicalisée. Mais bon, j'ai ma propre expérience sur le sujet, et s'il y a des syndicalistes qui vont passer leurs week-ends à bosser sur un cas, d'autres on se demande pourquoi ils sont syndicalistes.

 

Pour Babarette.

Elle n'a pas osé. Certainement, pas osé dire comme ma prof de philo : "écoutez vous êtes en classe scientifique, je sais que mon cours ne vous intéresse pas. Faites ce que vous voulez, mais en silence". Cette prof s'en foutait, elle partait à la retraite l'année suivante.

Tu crois vraiment qu'une jeune prof va oser dire ça.

 

Oui, il faut du caractère pour diriger, et c'est pareil pour diriger une classe.

Ce n'est pas à l'IUFM qu'on devrait former les profs, mais dans un cirque, dans la cage aux lions ou aux tigres, avec le dompteur comme coach.

Parce que c'est l'attitude, l'expression corporelle, la voix qui importent. Le tranchant de la voix. (la langue des dompteurs, c'est l'allemand. Pas pour rien.)

 

Les stages d'affirmation de soi, ça existe. Et ce serait un très bon investissement pour un futur cadre.

Parce qu'on ne peut pas être timide quand on est cadre. Il faut avoir cette fameuse aisance naturelle dont parle Ferris.

 

A défaut de dompteur sous la main, un stage de théâtre peut être utile pour apprendre à s'affirmer et à mentir vrai.

 

Ou sinon tu renvoies Ferris sur son trône. S'il a la gastro, ça pourrait lui être utile. :hyper:

C'est aussi une question d'aisance.

 

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Ferris
il y a 49 minutes, B. Majour a dit :

Oui, je suis d'accord avec toi, j'aimerais bien savoir pourquoi Babarette n'a pas été défendue par le syndicat, surtout syndicalisée. Mais bon, j'ai ma propre expérience sur le sujet, et s'il y a des syndicalistes qui vont passer leurs week-ends à bosser sur un cas, d'autres on se demande pourquoi ils sont syndicalistes.

 

Il se trouve que, dans de très rares cas il est vrai, il ne suffit pas de venir se plaindre de quelque chose pour être défendu ou pris en charge. Nous enregistrons chaque année un certain nombre de cas qui sont jugés "indéfendables" par les juristes du syndicat. Et le syndicat ne va évidemment pas se chicorner avec la hiérarchie sur ce type de cas il y perdrait trop en image de marque, tant auprès des agents que vis à vis de l'autorité territoriale, qui reste son interlocuteur indispensable pour arranger certaines situations à l'amiable.

Je te rappelle qu'un syndicaliste c'est un bénévole d'une part, et que d'autre part il ne travaille jamais seul, c'est un travail d'équipe. Par ailleurs, même s'il lui arrive de travailler le dimanche , il travaille et reçoit les agents pendant son temps de décharge syndicale ( c'est une periode pendant laquelle un agent est autorisé à exercer une activité syndicale sur un crédit d’absence pendant son temps de travail normal.) Cela permet aussi d'être présent sur le lieu de travail pour recevoir les agents sur leur propre temps de travail.

Il est par ailleurs reconnu que certains syndicats font peu de cas des non-titulaires, même s'ils affirment le contraire bien évidemment...:bye:

 

A lire, les textes officiels de prévention : http://www.officiel-prevention.com/formation/fiches-metier/detail_dossier_CHSCT.php?rub=89&ssrub=206&dossid=349

 

Récemment des enseignants ont exercé leur droit de retrait à Mayotte. Il était justifié vu le niveau de violence (cocktail Molotov sur la voiture du proviseur je crois et autres violences physiques)

Edited by Ferris

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Ferris
il y a une heure, Louve a dit :

Et comme, de nos jours il y a très peu de postes hors publics, cela peut être très vite compliqué. 

 

En plus il y a des cas, trop à mon goût, où l'agent est seul face un un usager. Dans ce cas ne pas oublier qu'il représente l'institution (donc attention aux mots que l'on prononce) et qu'en cas de problèmes (si le lecteur va se plaindre à l'autorité territoriale) l'agent n'a en général aucun témoin à produire. L'usager peut donc raconter n'importe quoi. Exemple de nuance qui peut peser plus lourd qu'on ne le pense: "vous êtes en retard" et "vous êtes encore en retard". Le "encore" est de trop.

 

Récemment, suite à une seule et unique plainte, un agent, certes n'a pas été sanctionné, mais a vu bizarrement réapparaitre des mois après l'incident, mineur, lors de son évaluation annuelle, alors que le fait était unique et non prouvable. Sachant que l'évaluation annuelle est un document qui peut servir à l'évolution de carrière de l'agent, et à son régime indemnitaire, cela peut être considéré comme une sanction déguisée. Le fait de noter que l'agent avait besoin d'un stage à ce niveau aggrave encore la chose. Syndicalement il est défendable et peut refuser de signer son évaluation.

 

Comme quoi un fait parfaitement bénin, pour lequel un agent ne dérangera pas son supérieur ni même un collègue, peut dégénérer discrètement. D'autre part c'est à double tranchant car s'il appelle son chef pour un truc banal qu'il est censé pouvoir et devoir parfaitement gérer seul, il sera taxé d'incompétence.

 

On est certes bien loin des violences physiques, cris et hurlements, mais moralement cela peut peser sur certains agents. Tout dépend aussi du chef de service, qui effectue l'entretien, et des rapports qu'on a avec lui sur l'année. Et des rapports de confiance que lui-même a ou pas avec son DRH. C'est toujours discret et pyramidal.

 

Je voulais attirer par cela le fait que nous parlons beaucoup de faits extrêmes (fréquents en milieu scolaires mais peu fréquents chez nous) mais rarement de ces petits grains de sable, parfois quotidiens, qui mettent à mal le principe du "pas de vagues" de l'administration et peuvent faire plus de cdegâts qu'on ne le pense...

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Louve
Il y a 3 heures, B. Majour a dit :

Ce n'est pas à l'IUFM qu'on devrait former les profs, mais dans un cirque, dans la cage aux lions ou aux tigres, avec le dompteur comme coach.

 

Stop!

Là , je dis  stop!

Cessons de partir du principe que les élèves sont des fauves à dompter. Et même si nous nous engageons sur ce chemin très limite, aujourd'hui la plupart des soigneurs dans les zoo travaillent sur la récompense et non sur l'asservissement.

Il est certain que si nous partons du postulat de départ qu'une classe est un zoo, un cirque, les élèves vont le sentir et ne serons pas tendres avec les adultes qui leur font face (quel que soit l'adulte). 

 

Il y a 3 heures, B. Majour a dit :

Le tranchant de la voix. (la langue des dompteurs, c'est l'allemand. Pas pour rien.)

 

 

Tu oublies le russe, le tchèque, le danois... et toutes ces langues viriles et gutturales. 

Et si l'on parle « domptage »  la vision d'un dompteur de métier, Alexis Gruss, renommé dans le milieu du cirque  « Moi, je suis pour l'éducation, pas pour le dressage. Le dressage des animaux est basé sur la soumission, l'éducation sur la réflexion. C'est comme ça que l'on travaille chez moi, avec les chevaux comme avec l'éléphante. »1

Un peu la même philosophie que Rémy Flachaire, jeune dompteur qui utilise plusieurs langues pour parler à ses félins! 2

 

Il y a 3 heures, B. Majour a dit :

A défaut de dompteur sous la main, un stage de théâtre peut être utile pour apprendre à s'affirmer et à mentir vrai.

 

 

Bernard, là tu déraisonnes! Comment veux-tu créer un lien de confiance si tu pars sur un postulat de non-dits, de non transparence. Une attitude de ce genre est contre -productive au possible!

Je ne mens pas à mes équipes. Je dis ce que je fais, je fais ce que je dis.

Je dis aussi quand je ne peux pas dire.

 

Exemple:

nous avons eu quelques déboires avec une bande d'ados et d'adotes. Vraiment pénibles les loulous. Certes nous pouvions comprendre leur énervement car il s'agissait de mineurs placés en foyer (foyer à 5mn à cloche-pied de la bib) qui n'étaient pas repartis en famille pendant les vacances mais nous ne pouvions pas être le défouloir de leur frustration.

J'ai indiqué à mon équipe qu'il fallait contacter l'équipe éducative du foyer et leur dire quels étaient les jeunes qui nous avaient posé problèmes et  préciser que Kevin et Katleen (contrairement à d'autres fois)  avaient eux été franchement calmes et tranquilles. Et qu'il était hors de question de les associer au reste du groupe sous prétexte que d'habitude ils font des conneries. 

L'équipe éducative a été très pro. Kevin et Katleen continuent de fréquenter la bib car ils ont compris que nous réagissons par rapport à leur comportement réel. D'autres ne viennent pas car pour le moment c'est trop compliqué pour eux de respecter le lieu et les autres. Mais ça viendra!  

 

1Le Parisien, 5 janvier 2016

Le Républicain lorrain, 2 janvier 2015

 

 

Edited by Louve
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Louve

 

il y a 28 minutes, Ferris a dit :

Je voulais attirer par cela le fait que nous parlons beaucoup de faits extrêmes (fréquents en milieu scolaires mais peu fréquents chez nous) mais rarement de ces petits grains de sable, parfois quotidiens, qui mettent à mal le principe du "pas de vagues" de l'administration et peuvent faire plus de cdegâts qu'on ne le pense...

 

Entièrement d'accord! Il nous faut être extrêmement attentifs aux signaux faibles pour éviter que cela ne dégénère.

 

Ce qui peut être très usant et pénible c'est aussi le manque de reconnaissance.

Quand nous avons l'impression de ne pas exister, d'être considéré comme un service tranquille, un peu morne, un peu grisâtre, nous avons parfois tendance à sortir le champagne et les paillettes, à proposer des animations, des actions qui attireront à coup sûr du monde, qui feront que nous serons dans la lumière. C'est une erreur, il faudrait que nous demandions à être reconnus pour ce que nous sommes: une médiathèque.  

 

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Ferris

Merci pour l'expression "signaux faibles", je la cherchais quelque part sans la trouver.

 

Pour ce qui est du manque de reconnaissance, voire de connaissance tout court de notre métier, car l'un est la résultante de l'autre, je crois qu'il faut considérer que c'est un fait acquis. Il en quelque sorte devenu consubstantiel à la fonction. Tu veux faire bib ? Tu travailleras le samedi et ton travail ne sera pas reconnu, ni ta fonction. Voilà pour le bréviaire de base à donner à tout postulant. On peut y rajouter, mais cela dépend des collectivités, que ta collectivité considérera en général que tu es un service coûteux et peu utile en regard de ton coût de revient justement.

 

Quant aux fanatiques des animations pouet pouet champomy, ils nous desservent totalement, comme tu le dis très bien, mais ça monte de plus en plus. Par contre ça a un intérêt : ça fait parler. Et une photo dans le journal local. Et la nana de la communication est là et fait un bel article etc...Et ça, les élus adorent. Et les bibliothécaires le savent.

 

Ma structure centrale a perdu plus de 400 inscrits entre 2012 et 2016, et pourtant les animations succèdent aux animations, flyers papier glacé à la volée, réfection du site, jusqu'au réaménagement des locaux pour faire de la place supplémentaire aux animation (et donc tasser un peu tout le reste),  et j'en passe. Ils savent pourtant bien que les usagers des animations ne sont pas nécessairement des lecteurs et qu'aucune animation autour du livre n'a jamais amené un lecteur supplémentaire à s'inscrire dans une bibliothèque (citation d'une étude de 1994). Ne serait-ce que parce qu'à ces moments là ce n'est pas une bibliothèque qu'on leur montre, c'est Pinder (ou Bouglione, pour reprendre les métaphores sur le dressage). Seulement voilà, les élus s'en balancent des lecteurs perdus. Et ils adorent qu'on parle de leur commune dans les journaux locaux.

 

Les animations ont leur justification propre et sont tout à fait légitimes dans la politique d'un territoire, dont nous sommes un des acteurs. Le problème c'est tout simplement qu'on ne peut pas être à la fois au four et au moulin. Avec des effectifs toujours faibles, si l'on passe son temps à préparer des animations (donc des partenariats etc...) c'est autant de temps et de disponibilité mentale en moins pour les publics lecteurs. Et ça a un impact.

 

Chez nous je constate un truc troublant (on me répond que ce n'est pas la même imputation, donc on se fout de ma gueule car le coût d'un service c'est le coût global d'un service,  mais passons...), c'est que tous les budgets de fonctionnement baissent (hors masse salariale pour l'instant), sauf le budget animation. Etonnant, non ?

 

Et puis d'abord on ne dit plus animation, on dit action culturelle. Pas chez Pinder, chez nous....:tongue:

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Ferris
Il y a 3 heures, Louve a dit :

Comme un bègue arrive à ne plus begayer en utilisant certaines méthodes.

 

C'est le cas de l'acteur Louis Jouvet, qui avait réussi à supprimer son handicap en adoptant ce phrasé si particulier qui a fait son succès.

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B. Majour
il y a une heure, Louve a dit :
Il y a 3 heures, B. Majour a dit :

Ce n'est pas à l'IUFM qu'on devrait former les profs, mais dans un cirque, dans la cage aux lions ou aux tigres, avec le dompteur comme coach.

 

Stop!

 

Le théâtre, c'est apprendre à être quelqu'un d'autre.

"Mentir vrai", c'est une expression de Ferris, que j'ai retenue pour ce qu'elle exprime. Connaître les règles du jeu, endosser un rôle et répondre avec aplomb et assurance, même si on la ressent pas cette assurance.

 

Pour le domptage, ce n'est pas du tout considérer les élèves ou les enfants comme des fauves. Je parle d'affronter de vrais fauves.

Face à un vrai fauve, on ne peut pas être timide, ni montrer sa peur. Parce que le fauve sait, et lui cherche toujours à conforter sa position hiérarchique dans le groupe, même face au dompteur qui ne doit jamais, jamais, oublier sa position de dominant.

On a un rôle avant d'avoir une habitude de dominant.

 

Tiens, d'après ce que je lis ici : pour être prof, il faut devenir un dictateur éclairé.

http://www.les-mathematiques.net/phorum/read.php?18,900679,page=1

Quelques conseils (je sais, les conseilleurs ne sont pas les payeurs) :
1. Dans ta classe, c'est toi le chef. Une salle de classe n'est pas une démocratie, c'est une dictature éclairée dont tu es le chef.
2. La chose la plus importante, avant de leur apprendre les maths : qu'ils ferment leur g*** C'est, à mon sens, le prérequis indispensable au déroulement d'un bon cours.
3. Le reste viendra tout seul... C'est un métier qui s'apprend sur le terrain.

 

Le cas de Babarette n'est pas un cas isolé. (beaucoup de partages sur le sujet dans ce lien)

Et on est bien sur un rapport de force à établir.
 

Comme celui d'un chef envers son équipe.

Point d'interrogation ?

Ou pas ?

 

 

 

 

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Epsy

N'empêche, j'ai franchement l'impression que toute forme d'animation est mal vue sur ce forum :getlost: Pourtant, quand je pense médiathèque, je pense largement médiathèque "3e lieu", j'entends par là médiathèque comme lieu vivant, et non transitoire uniquement pour le prêt ou pour feuilleter le journal du jour. Et c'est bien les animations qui contribuent à rendre ce lieu vivant et participent à mailler le territoire, mixer les différents publics, nous faire connaitre aussi ("ah bon, on peut emprunter des DVD aussi ???" Y'a pas qu'Orsenna qu'est largué malheureusement). Après oui, je comprends, l'animation c'est du temps et de l'énergie. Mais pour moi ça fait partie de mon métier, comme le prêt/conseil/accueil/rangement. Le jour où on ne fera plus que du prêt, et exclusivement ça, je ne suis pas certaine de rester...

 

Epsy.

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Ferris

C'est étrange tout ça. Moi, tous les matins j'endosse mon costume de bibliothécaire (je le connais, je l'ai choisi, c'est du sur-mesure pas du prêt à porter) et tout ce qui va avec. Et depuis toujours. Evidemment que ça n'est pas moi. C'est comme les mômes qui jouent à la marchande ou à la dînette. Et après ? Du moment que dans mon costume il y a tout ce qu'il faut pour faire face aux situations professionnelles que je vais rencontrer, il n'y a pas de problème. Je connais la scène, mon public et mon rôle. Par contre si on me change la pièce, le rôle et le décor et que dois endosser un costume à paillettes d'animateur tiers lieu, préparer des marionnettes ou un atelier tricot ou superviser une soirée de découvertes musicales etc...c'est autant de costumes et de rôles différents, et de publics aussi. Et ça fait beaucoup. Et je ne serai pas bon dans tous les rôles. C'est évident.

Par contre jouer au prof d'histoire tous les jours, sur ma petite estrade minable et mon tableau, devant un public réduit et relativement je je-m’en-foutiste, ça ne m'a pas botté très longtemps. C'est tout. On joue toujours et partout, et avec tout le monde. Surtout dans les services publics "en contact direct" comme nous. Faut aimer son rôle et ses partenaires. Et le merci d'un lecteur suffit à mon bonheur. C'est mes applaudissements à moi.

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Epsy
il y a 9 minutes, Ferris a dit :

c'est autant de costumes et de rôles différents, et de publics aussi

 

C'est évident que je vois les choses dans une structure assez grande pour avoir du personnel associé "grosso modo" à chaque pôle traditionnel : je ne fais pas d'anim' jeunesse par exemple. Je revêt donc mon costume d'animatrice, mais en rapport avec ce que je connais : tricot on oublie par exemple dans mon cas  :D Mais pour moi ce n'est pas une rupture franche avec mon costume de bibliothécaire : j'ajoute seulement quelques accessoires, et c'est parti.

 

Epsy.

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Louve
il y a 11 minutes, Epsy a dit :

N'empêche, j'ai franchement l'impression que toute forme d'animation est mal vue sur ce forum :getlost: Pourtant, quand je pense médiathèque, je pense largement médiathèque "3e lieu", j'entends par là médiathèque comme lieu vivant, et non transitoire uniquement pour le prêt ou pour feuilleter le journal du jour. Et c'est bien les animations qui contribuent à rendre ce lieu vivant et participent à mailler le territoire, mixer les différents publics, nous faire connaitre aussi ("ah bon, on peut emprunter des DVD aussi ???" Y'a pas qu'Orsenna qu'est largué malheureusement). Après oui, je comprends, l'animation c'est du temps et de l'énergie. Mais pour moi ça fait partie de mon métier, comme le prêt/conseil/accueil/rangement. Le jour où on ne fera plus que du prêt, et exclusivement ça, je ne suis pas certaine de rester...

 

Ce n'est pas l'animation qui est gênante, loin de là.

Ce qui pose problème c'est quand on propose des animations pour amener du monde uniquement en pensant que ça suffira pour que les collections soient utilisées et mises en valeur.

Et parfois certaines bibliothèques deviennent des centres sociaux qui n'ont plus besoin de collections (du livre au jeu vidéo en passant par le DVD et si on est New York au modem).

 

Accueillir un auteur, travailler avec les collèges, les lycées, leur montrer qu'un auteur peut être vivant, mieux encore qu'il peut être une femme, c'est de l'animation. Proposer un atelier d'écriture c'est de l'animation. Travailler avec les publics sur comment trouver sur le web les tutoriels clairs et simple ou dans nos livres pour faire les décorations de Noël  de la bib, c'est de l'animation. Organiser un rendez-vous régulier où chacun pourra présenter ses coups de cœur ou ses coups de griffe autour d'un café, d'un thé, d'un jus de fruits et de douceur, c'est de l'animation.

Tout comme dans un centre social ou un centre aéré, les animations, on les pense, on les réfléchit, on les programme.

 

En parlant de signaux faibles, j'avais remarqué que nous avions un peu plus de jeunes qui entraient dans la bib mais n'y restaient pas nécessairement. Depuis que nous avons réinstallé des tables au milieu des collections, nous avons une hausse de la fréquentation: les grands ados et les grandes adotes s'y installent pour bosser, et restent jusqu'à la fermeture. Ils se sentent bien pour bosser. Nous répondons à un besoin.

Il y a aussi les publics qui recherchent un endroit calme et tranquille où  se poser, tout est question d'équilibre en fait.

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Epsy
Il y a 17 heures, Louve a dit :

Ce qui pose problème c'est quand on propose des animations pour amener du monde uniquement en pensant que ça suffira pour que les collections soient utilisées et mises en valeur.

 

On est bien d'accord, une animation seule ne suffira généralement pas à attirer les usagers sur les collections. Mais on peut aussi proposer un programme d'animations sur une thématique (thème changeant selon la régularité choisie) pour couvrir au maximum le sujet et faire le lien avec toutes nos collections (comme on peut le faire lors des clubs "lecture" : faire le lien avec le film adapté ou un autre film traitant du même sujet, le documentaire qui va bien et pourquoi pas proposer une bande son pour le lecteur).

 

Il y a 17 heures, Louve a dit :

Accueillir un auteur, travailler avec les collèges, les lycées, leur montrer qu'un auteur peut être vivant, mieux encore qu'il peut être une femme, c'est de l'animation. Proposer un atelier d'écriture c'est de l'animation. Travailler avec les publics sur comment trouver sur le web les tutoriels clairs et simple ou dans nos livres pour faire les décorations de Noël  de la bib, c'est de l'animation. Organiser un rendez-vous régulier où chacun pourra présenter ses coups de cœur ou ses coups de griffe autour d'un café, d'un thé, d'un jus de fruits et de douceur, c'est de l'animation.

 

Accueillir un auteur : on est sur une animation hyper légitime/ée. Peut-être un peu moins avec les décorations de Noël, encore qu'il semblerait que la condition ultime soit que les décorations doivent être issues de nos livres. Mais dès qu'on passe sur des animations pouvant être perçues comme plus floue, j'ai bien l'impression que ça fait grincer des dents, sans se poser la moindre question sur les objectifs retenus, le contexte, etc. : ça va être le cas de tout ce qui touche au numérique (fablab, tablettes et co), au jeu (plateau ou jeux vidéo), aux films (projections), et à la musique (concerts notamment). Mais c'est peut-être une mauvaise impression... (j'en doute...). Finalement, on critique déjà, tout de suite, a priori, le côté "paillettes" des animations, et de la communication qui va avec. Pourtant, c'est important la communication. Très important. Et on n'est pas très bon dans ce domaine.

 

Je vais juste retenir une de tes phrases, qui a sonné très juste :

Il y a 17 heures, Louve a dit :

Tout comme dans un centre social ou un centre aéré, les animations, on les pense, on les réfléchit, on les programme.

 

Epsy.

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