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Oral d'assistant 2013/2014


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Bernard, quand tu déconnes, précise, sinon tu envoies tout le monde au casse-pipe ! :rofl:


 


C'est la personne qui travaille avec vous, qui boit un café avec vous, qui papote avec vous, et/ou qui va peut-être manger avec vous le midi.


 


Ou c'est un emmerdeur né, une commère pas possible, une immonde feignasse qui passe son temps à casser du sucre sur le dos de tout le monde, surtout celui du chef.


 


Les deux cas sont objectivement possibles. Mais sans aucun intérêt. Pourquoi : parce qu'une faute est une faute. Et les retards répétés en sont une. C'est pas moi qui le dit, c'est l'administration.


 


Et les problèmes d'avertissements, de blâmes, etc. (cf. les liens proposés par Ferris) ne sont pas de votre ressort. 


 


Oh que si. Si vous êtes chef de service, c'est bien sur votre signalement ou rapport fait par vous (et personne d'autre) au DGS que la machine administrative se mettra ou non en marche. On ne donne pas de sanction, mais c'est bien à nous de faire le choix ou non de signaler le comportement de l'agent. C'est de notre compétence. Bon, si l'agent a des problèmes personnels, on peut biaiser un peu en allant voir les RH, ils sont astreints au secret professionnel et en principe vos propos ne sortiront pas de son bureau. La personne sera convoquée aux RH. Eventuellement elle sera orientée vers le psychologue de la medecine du travail etc...


 


Dans la fonction publique, on n'est jamais tout seul.


 


Si justement, et précisément dans ces cas là, on se trouve bien seul, pour prendre ou non la décision d'alerter l'autorité territoriale, tu peux me croire, j'y suis passé. Et faire le gentil qu'a rien vu, c'est pas toujours la meilleure solution. C'est comme une aspirine, ça calme sur le moment, mais ça soigne rien du tout...Et si on attend trop faudra arracher la dent, si tu voyes ce que je veux dire, mon nanar humanitaire  :whistle: 


 


​A part ça la réflexion est intéressante, mais je déconseille fortement d'interpeller le jury, de réorienter ses questions ou de l'impliquer dans un jeu de rôles... :bye: 


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Bon c'est sûr qu'un syndicaliste n'aurait pas changé grand chose, mais je parlais d'une rencontre avec les partenaires sociaux. 9a peut changer des choses : la preuve, la convocation des états généraux (les partenaires sociaux de l'époque) a tout bonnement amené la Révolution française, et c'est pas du pipi de chat, ça, la révolution. Et française en plus ! :geek: 


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@ B Majour


 


Merci pour cet éclairage humain et réaliste pour cette question à haut risque !


J'imagine que si on me la pose je ferai un mélange de tout ça. Merci pour l'enrichissement.


 


Claire


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"Et les retards répétés en sont une. C'est pas moi qui le dit, c'est l'administration."

Bien sûr.

Si on se cantonne à l'aspect purement administratif, c'est une faute.
Comme être saoul sur son lieu de travail.
Comme d'autres choses.

Mais tu sais bien, en tant que syndicaliste et chef, qu'il y a manière et manière de traiter un problème.

Se montrer tatillon et à cheval sur le règlement, ça peut le faire. Sauf que si tu agis ainsi avec un syndicaliste, il va te renvoyer l'ascenseur du règlement.
Les autres vont travailler moins vite, ou tomber malades.

Et si tu es vraiment un chef chiant, on va t'envoyer un petit avis de harcèlement moral dans les gencives pour t'apprendre à vivre. Pas difficile, il suffit d'être deux ou trois à témoigner en ce sens. Tu parles un peu sec un jour, tu es un peu cassant un autre. La limite du harcèlement moral, elle est floue.

Alors qu'à la base, on peut discuter avec l'agent en faute.
C'est un collègue, un subalterne avec qui on travaille et avec qui on parle tous les jours. Tous les jours, (ou alors le problème il est là : le manque de communication.   :cry:  )

Pas difficile de prendre l'agent dans son bureau et de demander des explications sur ces retards.
Et d'aviser en fonction des réponses.

Je plaisantais à moitié dans mes premières réponses, quand je disais, je suis le chef, je décale son horaire de 15 minutes. Ça, c'est en ton pouvoir de chef de service, c'est l'assistant qui gère les plannings des personnels.

S'il y a rattrapage de l'agent, où est le problème... à part dans l'organisation du service, certes. Mais dans ce cas, ça veut dire que l'organisation du service pose problème aussi.

Si on ne prend pas en compte les problèmes de l'agent en question, on va le désespérer.
(peut-être sciemment, je l'ai vécu de près pendant une mission d'intérim. Harcèlement moral, c'était ça à 100 %. En open space, tout le monde était aux premières loges. Ambiance géniale.)

Et il ne faudrait pas croire que la tâche d'huile va se cantonner là.

Un agent qui est mal va faire moins bien son travail, ce qui veut dire une partie de sa charge dédiée à quelqu'un d'autre. Si la situation perdure, c'est l'équipe qui va se fatiguer.
Et de la charge de travail, et du climat qui va s'installer jusqu'à la cassure.

Le problème d'une casse, c'est qu'elle laisse des traces. Sur le reste de l'équipe.
En plus, le chef sera tenu pour responsable s'il y avait moyens d'être plus humain.

Quand on a le droit à l'erreur... ça change beaucoup dans les relations de travail.
Idem quand on peut parler à son supérieur hiérarchique de ses ennuis.
Plusieurs jours en retard, sans venir en parler, c'est bien que tu as un gros problème de communication dans la structure. L'agent n'est pas le seul fautif. (Vous voulez dire qu'on peut avoir un agent qui est en retard plusieurs jours sans réaction du chef de service ? Je viens d'arriver, c'est ça ? dit-il, joueur, au jury)

Je passe sur les côtés abus caractérisés, qui montrent que l'agent (ou l'employé) attend une réaction du chef. Certains ont besoin d'un coup de pied au cul pour prendre leur envol vers d'autres lieux. Je ne sais pas pourquoi, mais ils n'arrivent pas à partir d'eux-mêmes.
C'est comme ça, il leur faut un coup de pied au cul pour s'envoler.

Mais avec les autres, ceux de bonnes volontés, on peut arriver à quelque chose en étant ouvert.

Pour le côté solitude du chef, je comprends tout à fait cette solitude de la décision.
Sauf que quelque part, tu n'es pas forcé de décider seul.

Tu as l'agent avec toi, tu peux lui exposer, la position où il te met vis-à-vis des autres, vis-à-vis de la tutelle, ce qui va arriver si le problème continue. Et là tu peux lui demander : on fait quoi ?  Pas "je fais quoi ?", mais "on fait quoi ?". On fait quoi pour régler le problème ?

Parce que la solution, c'est l'agent qui la détient, et aussi le chef de service dans une certaine mesure. Changer le planning, c'est dans ses possibilités, changer l'horaire d'un train ou la maladie d'un membre de la famille, non. Sauf que dans ce deuxième cas, il y a des aménagements prévus par la loi. Le chef peut se renseigner.

Je ne sais pas si c'est être humain (ou humanitaire) que d'envisager les choses ainsi, mais il vaut mieux prévenir que guérir une plaie plus large.

Jamais de gaieté de coeur de faire punir quelqu'un, sauf s'il le souhaite.
Là, ça devient son choix.

Quand on a fait son possible pour concilier service et conditions de travail, écoute active et recherche de solutions. Et que l'agent (ou la personne) refuse tout, c'est son choix. La décision s'impose toute seule et l'agent sait ce qui va arriver.

A noter :
D'accord avec toi, l'idée d'impliquer le jury dans un jeu de rôles est sans aucun doute à éviter.
Par contre, réorienter les questions vers un domaine que tu maîtrises, là, c'est autre chose.
Surtout quand on joue la montre.

Bon, rien n'empêche le jury de t'arrêter en cours de route et de tester tes autres connaissances.

S'ils ont encore le temps. :wink:
  Bernard

P.S. Oui, j'ai bien lu la suite sur Louis XIV, je crois même avoir lu ailleurs que ça nous a coûté la révolution industrielle, au profit des anglais. C'est qu'ils n'étaient pas que protestants, ces bougres d'exilés, mais riches aussi.

La révolution française, c'est aussi la terreur, la guillotine... et Napoléon premier qui prend le pouvoir par un coup d'état. C'est pas le tip-top du partenaire social, Napoléon premier. Enfin si, tout le monde sur les champs de bataille, ça permet d'unifier la Nation... tant qu'on gagne.
 

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Oula je m'absente 24h et il y a déjà deux pages en plus...

Questions simples pour ma part ce qui ne veut pas dire que je m'en suis bien sortie : uniquement des questions sur le métier, absolument aucune sur la FPt. Bizarre non ?

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@Bernard


 


Bien sur qu'il y a d'autres recours à employer avant d'aller balancer un rapport au DGS. Mais il n'empêche que, vu comme une question de concours, il faut bien comprendre qu'on a en face de soi, cadre, un élu, un administratif de haut vol et un cadre de "chez nous". Or il faut bien montrer qu'on connait la musique. Ces gens là ont mis en place un système entièrement hiérarchique, la Fonction Publique, dont ils sont les acteurs et les garants, et nous les rouages. Il faut montrer qu'on est prêts à jouer notre rôle et qu'on connait le leur. Et qu'on est fin prêt pour faire joujou avec eux. Pas sans eux.


 


En plus tout le monde est entre marteau et enclume en permanence. Dans ton modèle de résolution de problème, tu joues tous les rôles, notamment celui du DRH, celui du psychologue, et tu squizzes totalement celui du DGS (chef du personnel) et de l'autorité territoriale. Tu fais comme si tu pouvais résoudre tout ça en interne avec un peu de bonne volonté, d'humanité, de modification du planning etc...C'est une vision assez angélique des choses. D'abord dis-toi bien que toute le monde, y compris dans les autres services, saura que "Il parait que le chef Bernard a des problèmes dans son service, faites passer, mais dis pas que c'est moi qui te l'a dit etc....Tu le sauras, ça te mettra la pression. Le DGS te proposera un matin sur un ton badin de venir prendre un café dans son bureau, tu sentiras le marteau et l'enclume se rapprocher...Et puis il te dira qu'il parait qu'on dit que...et te conseillera de régler le problème au plus vite. En te proposant un coup de main, car c'est son rôle : c'est une agent qui a sans doute besoin d'un bon "recadrage" (ils appellent ça comme ça, en fait ça consiste à lui fiche la trouille), voulez-vous que je en occupe ? Si tu dis oui, t'es mort, un incapable, un faible, tu viens de perdre ta crédibilité d'encadrant (et il saura te le rappeler le jour de ton evaluation). Si tu dis non, tu repars avec un message clair : faites moi cesser ce bordel chez vous, les agents ne parlent plus que de cela, c'est insupportable (et mauvais pour l'image de la collectivité). Et la phrase qui tue : il faudrait pas que ça arrive aux oreilles du Président. Eh bien ca y est, tu viens de passer sur l'enclume.


 


Maintenant tu rentres dans ton service pour "regler le problème", et là ça va être le marteau de Thor. D'abord, comme tu le signales très bien il y a le risque qu'une petite cabale d'agents la joue "harcèlement" et que le chef est une grosse brute. Et là, si tu connais bien la machine tu sais que le DGS ne te soutiendras pas la-dessus; Trop de risques. Il te reste le contact individuel avec l'agent. Et tu y vas. Tu mets tes deux gros pieds dans le contact humain : Madeleine, tu sais, nous appartenons tous à la même planète et la vie est dure pour tout le monde, bon t'as un problème ,on va en parler...  Parce que tu n'as pas d'autres choix, tout simplement. Tu es devenu l'esclave du bon vouloir de l'agent incriminé. Tes armes ?, pratiquement aucune. le rappel des règles et des risques encourus "tu sais, Madeleine, dans la Fonction publique....", c'est la déconsidération assurée et la confiance qui se barre en claquant la porte, Modifier le planning ? Possible, mais toute l'équipe saura que Madeleine a eu un traitement de faveur (même s'il est justifié par ses horaires de train etc..., peu importe, on ne retiendra que le traitement de faveur.) Du coup tu baisses aussi dans l'estime de certaines de tes agents (ce mec n'a pas de couilles, et son corollaire immédiat: d'autres risquent d'en profiter pour obtenir d'autres "aménagements" personnalisés) Sans compter que la cadre chargée du planning ne va pas non plus apprécier. Toi, tu t'es fixé une limite assez large : tant que le fonctionnement du service peut le supporter, pas de raison de faire du caporalisme. Certes, et c'est vrai que ça permet pas mal de choses. En théorie.


 


En fait, dans une histoire somme toute assez banale dans la vie d'un service, tu auras couru le risque de tout perdre, de tous les acteurs du Grand Jeu de la Hierarchie. La confiance des deux côté, se faire appeler couille molle par tes agents et tes collègues cadres à la machine à café, le DGS qui n'a rien perdu de l'histoire, en douce et en a quand même parlé à la DRH en douce aussi, on se gaussera partout des plannings personnalisés du chef Bernard, l'homme qui faisait ses plannings avec des confettis. Et dans ton service, c'est devenu comment, l'ambiance ? Sympa ?


 


Le marteau et l'enclume c'est ça, et c'est d'abord dans ta tête que ça se passe. Solitude intense, impression d'être utilisé, volonté de ne plus être "cadre". Je suis passé par là plusieurs fois et ça laisse des traces tu peux me croire. Alors c'est sûr, à la fin, tu commences à penser à toi-même. Tu deviens moins gentil, plus lointain, ces histoires te fatiguent, tu cherches à les éviter ou à refiler le bébé à une cadre-mère porteuse. Bref, tu vieillis. tu te courbes sur tes "vraies missions" en te répétant tout bas comme un leitmotiv : je fais mon métier, mon métier, celui que j'ai choisi , pas tous leurs trucs de management,  parfois tu vas même chercher du réconfort auprès du contact avec le public. Il est hors-jeu de la grosse machine, lui, le public. Et puis c'est ton cœur de métier. Alors, quand le cœur n'y est plus, on se rapproche du métier, normal. Ton droit à l’erreur, au total tu mesures qu'il côute cher au métre carré.


 


Ils ont gagné....Ils gagnent toujours.


 


Bien sûr, dans ton environnement publico-associatif et tes bénévoles, tu vis pas tout ça. T'as bien de la chance. Garde-là, bien au chaud.


 


Salut Bernard


Modifié par Ferris
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Oui, les questions étaient assez liées, ce qui, me semble t-il, m'a donné l'occasion d'avoir quasiment une conversation, même si j'ai été déroutée car une seule des personnes a posé des questions. Je pense que les autres candidats vont m'envier en les lisant, même si je suis pour ma part quasiment persuadée d'être passée à côté pour la plupart :


- Comment évalue-ton les services d'un point de vue qualitatif ?


- Que pensez-vous du rôle des bibliothèques dans l'organisation des nouveaux rythmes scolaires ?


 et, après ma réponse : où peut on gagner du temps pour mettre en place ces rythmes scolaires ?


- Qu'est ce que la RFID ?


Qu'en pensez-vous ?


- Quelles sont les nouvelles compétences à développer pour les bibliothécaires ?


- Quelle différence faites vous entre médiation/animation/apprentissage


- On vous demande de faire des coupes dans votre budget de fonctionnement, où sévissez vous ? (je reformule, ce n'était pas exactement ça)


- Quelles sont les qualités requises pour un bon chef de service ? (pas eu le temps de réponse, 20 minutes)


 


J'en oublie peut être...


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Effectivement des questions "cœur de métier", dont une majeure partie a été traitée sur le forum (rfid, évaluation des services, nouveaux rythmes scolaires, nouvelles compétences...). Une chance. Mais quelques trucs bien vicelards aussi :

Quelle différence faites vous entre médiation/animation/apprentissage (excellent sujet en soi d'ailleurs, mais trop court pour un oral)

Quelles sont les qualités requises pour un bon chef de service ? (Ouille !)

Bref, Panettone, tu es pour l'instant la veinarde du tirage du gros lot. Après faudra voir au grattage... :D

Modifié par Ferris
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Mais de rien Ferris!! Bon moment de lecture!! :D


Je n'ai pas disparu de la circulation. Mais en ce moment, j'ai juste le temps de lire quelques posts...mais j'avoue je n'interviens pas ou peu!! :cry:


Je reviens de quelques jours de repos ( :hyper: ) et réflexe: je reviens voir ce qui se passe sur Agorabib!! Je suis solidaire avec mes compagnons de concours. Malheureusement pour moi, je me suis arrêtée à l'écrit mais je trouve intéressant cet échange.(oui pour le prochain concours d'assistant, genre dans 3 ans et avec de la chance, les épreuves auront encore changé!! Mais j'aurai le temps de m'y préparer!)


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Panettone, j'ai eu un peu pareil.


Je l'ai passé hier et pfoouuu, plus j'y pense moins ça va.


Il faudrait être superman pour tout savoir. Ok on veut intégrer la fonction publique mais je trouve qu'on fait trop de chichi là dessus pour des missions assez simples. Allez demander si dans le privé on doit être aussi calé dans tous les domaines de la branche et de toute la forêt?


Toutes ces épreuves, études, concours, entretien d'embauche pour une paie même pas flamboyante!


Ces épreuves sont rudes mentalement et physiquement. De nombreux cheveux blancs me sont venus depuis le mois de septembre!! :cry:


Oui je suis un peu désepérée, je ne sais pas quoi penser de mon oral.


Toutes les questions que j'ai vues passer m'auraient fait peur.


J'ai eu :


Comment faire passer un message de la part de votre hiérarchie à votre équipe?


et après ma réponse : "Et si vous n'êtes pas d'accord avec ce message, vous l'avouez à votre équipe?"


Quelles sont les qualités de ce poste intermédiare?


Quelle est la différence entre accueil de classe et TAP? mais concrètement?


Comment évaluer l'action culturelle?


Pour les autres, c'est flou dans ma tête, ça m'a paru long!


 


Bref, j'ai le sentiment de souvent avoir tourné autour du pot sans être précise. Et ils cherchent toujours plus loin! Je ne sais si c'est pour trouver notre faille ou si c'est car ce qu'on a dit ne convenait pas et qu'ils veulent nous réorienter.


 


Mais bon c'est passé. Mais se dire que parmi toutes nos connaissance; on doive toujours se battre et tomber sur des questions qu'on ne maîtrisait pas c'est dur. Surtout pour le retenter les année d'après. Enfin, rien est fait. Il peut y avoir moins bon que soi :)


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Laegirou, c'était pas facile, grosse pression sur le management/position hierarchique des postes d'encadrants (les B) C'est jamais facile à moins de trouver l'exemple parfait qui illustre tout ton propos. Courage . :)


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Ferris : effectivement, il faudra voir au grattage comme tu dis, et l’échec n'en sera que plus cuisant pour moi...


J'ai eu droit à des sourires ce qui m'inquiète énormément parce que je pense que ce n'est pas très bon signe (mais je suis un peu folle)


Je me suis complètement embourbée dans la question médiation/animation/apprentissage, alors que je ne parle que de médiation en commission culturelle depuis 6 mois...


Comme toi, Laegirou, plus j'y pense et plus je me rends compte des erreurs de mon discours et de ses limites. Ce n'est absolument pas constructif de ressasser mais difficile de faire autrement.


Vu tes questions, on a du le passer au même endroit.


Pour le reste, bien sur c'est éprouvant, mais c'est aussi le jeu de la fonction publique, et on le savait en choisissant notre branche... Même si le savoir ne rend pas les choses plus faciles à gérer et à supporter..


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Honnêtement, sur le triptyque médiation/animation/apprentissage, je pense que je me serais planté aussi. Trop piégeant parce qu'en fait, il ne s'agit pas tant de définir les trois que de voir les corrélations entre eux.


Mais mets-toi à leur place, eux aussi n'entendent parler que de mediation et d'animation, ces termes-valises sont trop galvaudés par la profession et finissent par recouvrir n'importe quelle réalité. Résultat, ils veulent voir si on sait bien ce que ça recouvre, c'est logique.


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Je suis bien d'accord, et dans l'ensemble j'ai trouvé cette épreuve et les questions posées pertinentes....


Je suis juste déçue de ne m'en être pas mieux sortie ! Globalement je pense que je suis tombée dans tous les pièges !


C'est le jeu, mais je préfère quand même jouer à Pandémie


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Oui Panettonne; je pense qu'on l'a passé au même endroit. C'est vrai qu'on connait le jeu. Justement quand on suit les règles et qu'on est motivé on a des attentes. Mais je vais rester positive.


Merci à toi ferris de tous tes conseils et réconforts.


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De rien les filles, c'est un plaisir. Et c'est sincère.


 


Vous savez, à mon époque (wouh là, v'la papy qui démarre avec ses souvenirs de régiment...) !), la FPT n'existait pas encore (elle n''a été créée qu'en 1984, c'est d'ailleurs une année anniversaire, tiens). Et je n'ai pas connu le stress des concours et leur inévitable et profonde injustice (recalé pour 0.1% et autres conneries), par ce que ça n'existait pas, tout bonnement. J'ai passé à l'époque le CAFB (certificat d'aptitude aux Fonctions de Bibliothécaire), après une formation assez pointue sur un an. Mais ce n'était qu'un examen, pas de quotas etc...Il était ouvert à tous, du bac aux maitrises et autres. Lire là-dessus "la mort du CAFB" par D. Lahary http://www.lahary.fr/pro/1992/cafb.htm, ça vous fera des vacances. Aucune chance d'être au programme. Mais on trouve encore dans certaines offres d'emplois la mention CAFB. C'est rigolo, dans la mesure où il a disparu en 1992. C'est un signe que la collectivité en question est prête à recruter des vieux. Ou qu'elle est très très en retard...


 


Evidemment par la suite, je me suis retrouvé dans pas mal de jurys de recrutement, ce qui me fait penser que ce que je peux apporter à ce niveau là, surtout pour les oraux de vos concours, qui s'apparentent énormément à ça, peut avoir une certaine valeur. Donc je donne. Mais les concours, moi c'est pas mon truc.


 


Le concours est le système le plus injuste et inégalitaire qu'on puisse connaître. Il favorise les gens a l'aise avec l'écrit et la parole et défavorise les autres, en excluant du coup leurs connaissance du terrain. Ceci dit, on n'en a pas trouvé d'autres pour départager les candidats. Ce dont on est sur maintenant, c'est que loin d'être ouvert à tous, il perpétue et favorise les inégalités sociales de départ.


 


Heureusement les jurys en tiennent de plus en plus compte, seulement pour les oraux par définition, car ils tiennent compte de vos parcours. De votre vécu de terrain. Si bien que les questions, qui ont l'air insidieuses, ou les petits sourires en coin, peuvent être interprétés de deux manières, positive ou négative. Elles connait rien au fonctionnement de la FPT ?, pas grave, elle apprendra, son parcours actuel présente d'autres atouts. D'où aussi l'importance de l'enthousiasme dans la façon de présenter un truc. Avant ça ne comptait pas, maintenant ça révèle ta personnalité, et donc un aspect important de tes potentiels. Tous les postes actuels seront amenés à fortement évoluer, on le sait, on est même en plein dedans. D'oû l'importance de ces capacités d'évolution et d'adaptation que trahiront ou pas votre discours. En gros, on est soi-même, on trouve un super-exemple parlant, et on fonce dans le tas.


 


On n'a pas donné le contenu intello tip top ? Non, mais on a fait impression. On a accroché. On a ferré le poiscaille. Après tu prends l'épuisette et c'est gagné....


 


Croyez-vous que les milliers d'emplois-jeunes recrutés puis titularisés vers 2005 dans la FPT, connaissaient quoi que ce soit à la Fonction Publique ? Non. Et pourtant ils y sont. Mais, en attendant, ils y ont apporté autre chose. Ils l'ont revitalisée si l'on peut dire.


 


Par mes fonctions en jury de recrutement, je peux vous assurer qu'on recrute de plus en plus sur les parcours, leurs diversités, les personnalités, l'adaptabilité, la potentialité à la polyvalence, la connaissance des terrains, bien plus que sur le "bagage" de type universitaire ou la durée des fonctions dans un poste. Les DRH valent ce qu'ils valent, mais les mentalités changent au niveau des critères de recrutement. et on peut penser raisonnablement qu'il en va de même pour les jurys de concours.


 


Alors n'ayez pas de complexes par rapport à votre vécu, foncez dans le tas, les puces, vous y croyez et ça doit se voir. :)

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Et dites-vous que les membres du jury ne connaissent pas parfaitement toutes les réponses à toutes les questions posées !


 


Sans aller jusqu'à vous conseiller de les imaginer à poil pour vous dire qu'au fond vous êtes pareils... prenez quand même du recul avec votre ressenti et vos émotions. Les membres du jury sont des êtres humains, des professionnels sans doute aguerris mais pas des encyclopédies sur pattes non plus !


 


@ Ferris : dis donc Papy, t'arrêteras peut-être de me traiter de grand-mère quand tu sauras que je suis trop jeune pour avoir pu passer le CAFB... c'est vrai que j'aime bien couver tous ces petits plus jeunes que moi. J'ai l'impression de rendre ce que d'autres m'ont apporté à mes débuts. Pas si lointains les débuts. Enfin, bon, pas hier non plus. Mais après le CAFB bon sang !!!


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Modifié par Isalabib
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T'excites pas comme ça, maman, tu vas encore nous péter une varice et ça va faire filer tes bas. La dernière fois on a fini aux urgences, même que t'y as oublié ton déambulateur et ta prothèse auditive et que ça nous a coûté un max ! :cry:

Mais non, pleure pas, tout le monde peut pas l'avoir le CAFB, surtout avec mention, comme moi. C'est le monsieur Balladur, tu te rappelles le monsieur qui portait ses couilles sous le menton, qui l'a supprimé et qui l'a remplacé par plein de concours tous différents. :cry:

Du coup je serais si seul que ça ? Seul de mon époque révolue ? Incorrect, ordinaire, usagé, périmé, inadéquat (IOUPI !), à désherber ? Bouh ! :cry:

Peut-être que Pascal l'a aussi, qu'est-ce que tu en penses, maman, on lui demande ? :)
 

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@ Laegirou


 


Oublie, laisse couler, ce n'est plus dans tes mains, ce n'est plus ton problème.


J'avais passé l'oral d'adjoint et j'ai eu un peu les mêmes pensée (impression de pédaler dans la semoule, que le jury n'arrivait pas à me faire dire ce qu'il voulait (+ des réponses trop rapides, lapidaires et vaguement agressives) de tourner autour du pot...). En vrai mon oral était pas génial, mais finalement j'ai quand même eu 11 (bon j'ai pas eu le concours : seuil d'admissibilité 138 ma note globale 137).


Tout ça pour dire qu'on ne sait pas comment le jury reçoit ta prestation, et je suppose que leurs expressions du visage ne sont pas sourire-sourire et bienveillance... juste pour voir comment on trouve des ressources tout seul.


Alors n'y pense plus les dés sont jetés, ne regrette rien.


 


Après, je suis énormément d'accord avec toi sur l'exigence attendue !


On doit tout connaître, tout savoir, et avoir toutes les qualités du monde pour finalement un boulot relativement pantouflard (c'est pas la nasa, la nouvelle star ou une chaise de ministre !), pas payé rubis sur l'ongle et même pas tellement bien vu. J'avais été surprise de la teneur des questions au concours C (quand je vois que les agent C de la bibliothèque de mon quartier, une BMVR quand même, sont des colleurs d'affiches (pas de clientélisme à Marseille, non Monsieur!) qui n'ont pas un gramme d'intéret pour le livre ni les publics...( cela dit certains d'entre eux sont assis à côté des nouveaux robots rfid et de temps et temps font un peu de médiation....


 


En parlant le médiation, moi, elle m'aurai trop plu la question médiation/animation/apprentissage !!


Je maitrise plus ça que l'organisation d'une mairie, les métadonnées, les sanctions et autre commission paritaire ....


 


Bonne soirée


 


Merci de vos retours d'oral, ça aide beaucoup

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Et un peu d'humour ne nuit pas à une profession aussi sérieuse que la nôtre :

 

I – LEXIQUE BILINGUE (http://angellier.biblio.univ-lille3.fr/travaillerbiblio_internet/vocabulairebiblio.html#lexique)

 

Un livre : une monographie

Une revue : un périodique (plus chic : une ressource continue)

Un classeur : une publication à feuillets mobiles (plus chic : une ressource intégratrice)

Une feuille : un support papier

Une image :une image fixe

Une gravure : une estampe

Un disque : un document sonore

Une partition : une musique imprimée

Un film : une image animée [au singulier]

Un dictionnaire : un ouvrage de référence

Un livre d’histoires : une fiction

Un livre sérieux : un documentaire

Un livre + un cédérom : un document multimédia

Le cédérom qui va avec le livre : le matériel d’accompagnement

Le code qui sert pour le rangement : la classification [à ne pas confondre avec l’indexation, même quand c’est la même chose]

Un texte tapé à la machine : un tapuscrit

Une copie : un document de substitution

Un microfilm : un support de substitution

Une vieillerie quelconque : un document patrimonial

Un livre très gros, très lourd : un in-folio maximo

N’importe quoi relié ensemble : un recueil factice

Un cadeau de retraite : un mélanges [au pluriel]

Un livre volé : un manquant (plus chic : un disparu sans fantôme)

Qui y vient : les publics

Un lecteur : un usager [attention à l’orthographe]

Les enfants : le public jeunesse [quand la bibliothèque est ouverte]. Les scolaires [quand la bibliothèque a l’air fermée]

Les adolescents : les publics difficiles

Quelqu’un qui ne vient jamais : un non-fréquentant

Quelqu’un qui voudrait bien pouvoir venir : un public empêché

Quelqu’un qui va aussi dans d’autres bibliothèques : un multifréquentant

Ce qu’on y fait et où on le fait : les pratiques et les espaces

Les renseignements : la banque d’accueil

Le bibliothécaire à la banque d’accueil : le président de salle

Ce qu’il fait : le service public

L’endroit où on fait la queue : la banque de prêt

Le catalogue : l’Opac [comme son nom l’indique, l’Opac est la version claire du catalogue, celle que vous pouvez comprendre tout seul. Sinon, on dit : le module catalogue du SIGB. Totalement inaccessible aux non-initiés]

Le coin journaux : l’espace d’actualités

La bibliothèque des enfants : la section jeunesse

La discothèque : l’espace musique

La salle de lecture : la bibliothèque d’étude et de recherche

La réserve : le fonds patrimonial

Les documents sur la région : le fonds local

Les expositions : la valorisation

Les conférences : les animations

Un fauteuil : une chauffeuse

La cafétéria : l’espace de convivialité

Mais que font-ils quand vous n’êtes pas là ?

Le traitement documentaire

Choisir des livres : la sélection documentaire

Acheter des livres : les acquisitions [les acquis’ pour les intimes, se passent au département des entrées où travaillent les acquéreurs]

Pointer : bulletiner

Étiqueter : ronder

Plastifier : filmoluxer

Poser un code-barres : exemplariser

Décrire les livres : cataloguer [les catalogueurs produisent des notices catalographiques (sur écran) ou des pavés ISBD (sur carton)]

Trier : désherber

Quelques exemples de bibliothèques

Beaubourg : la BPI

La TGB : la BnF

Une bibliothèque universitaire : un SCD

Une bibliothèque qui prête des disques : une discothèque [il est rare qu’on puisse y danser]

Une bibliothèque qui a autre chose que des livres : une médiathèque [attention, piège ! Une médiathèque peut aussi offrir des documents multimédias, mais on ne dit pas une multimédiathèque. Et une bibliothèque qui est une médiathèque peut s’appeler quand même bibliothèque. Il peut même être considéré comme ringard de la traiter de médiathèque. Soyez prudent]

Les autres bibliothèques de la ville : le réseau

La plus grosse bibliothèque : la centrale

Les bibliothèques des quartiers : les annexes

La petite bibliothèque en construction dans votre village : la ruche

Je vous ai emprunté ce DVD, mais je n’ai pas pu le lire.
J’ai accès au support, mais pas au contenu.

 

Oui, je rends mes livres en retard, mais c’est parce que j’étais à l’hôpital.
Le blocage de ma carte est dû à un passage involontaire dans la catégorie des publics empêchés.

 

Vous avez beaucoup de choses sur le sujet, mais vous n’avez pas tout.
On voit que vous êtes pôle de ressources, mais pas pôle d’excellence.

 

J’ai besoin de consulter la quatorzième édition du « Manuel de droit du travail » de Lyon-Caen et Pélissier. Il me faut absolument cette édition-là et pas une autre.
ISBN 2-247-00944-1

 

Savez-vous par hasard où je pourrais retrouver « Les Aventures de Totochon » ? J’adorais ce livre quand j’étais petite et j’aimerais tant le faire lire à ma petite-fille.
La région a-t-elle un plan de conservation partagée des fonds jeunesse ?

 

 

Quel dommage ! Vous avez jeté les mémoires de Pétunia, cette merveilleuse chanteuse qui a bercé ma jeunesse.
Je trouve que vous avez fait un pilon un peu sévère dans les 780 !

 

Avez-vous des romans Harlequin ?
Quelque sensible que je puisse être aux débats en cours sur la légitimité culturelle des romans sentimentaux produits en série, je n’en suis pas moins curieux(se) de savoir s’ils sont pris en compte dans votre politique documentaire.

 

Attention aux faux amis !

Ce que votre bibliothécaire dit : Cette autorité auteur n’a pas été validée.
Ce que vous croyez qu’il veut dire : Il parle du livre de l’ancien ministre (celui qui a été battu aux élections).
Ce qu’il veut réellement dire : La BnF a décidé que cet auteur n’existait pas.

 

Ce que votre bibliothécaire dit : Si on me cherche, je suis dans les magasins.
Ce que vous croyez qu’elle veut dire : Encore une qui fait les soldes !
Ce qu’elle veut réellement dire : Je descends dans les sous-sols [aussi, c’est une drôle de tenue pour faire du shopping].

 

Ce que votre bibliothécaire dit : Nous préparons la conversion rétrospective du fichier auteur, alors nous sommes un peu obsédés par tous ces dollars.
Ce que vous croyez qu’il veut dire : Ils ont vendu très cher leur fichier à une Église américaine qui rebaptise les morts (en échange, l’Église américaine offre le microfilmage du fichier).
Ce qu’il veut réellement dire : Ils vont informatiser leur vieux fichier sur carton [et bien que ça coûte très cher, les dollars en question n’ont rien à voir avec l’argent].

 

Ce que votre bibliothécaire dit : Je ne veux pas qu’on me dérange quand je collationne les signatures !
Ce que vous croyez qu’il veut dire : Il vérifie les formulaires d’inscription et les chèques de caution.
Ce qu’il veut réellement dire : Il compte les pages d’un livre ancien [et maintenant, à cause de vous, il va devoir tout recommencer].

 

Ce que votre bibliothécaire dit : Nous allons fermer pour inventaire.
Ce que vous croyez qu’il veut dire : Ils vont fermer le 31 décembre.
Ce qu’il veut réellement dire : Ils vont fermer trois semaines. Maintenant.

 

Ce que votre bibliothécaire dit : Tous les mardis matin, nous faisons du récolement.
Ce que vous croyez qu’il veut dire : Ils recollent les pages déchirées.
Ce qu’il veut réellement dire : Ils comptent les livres volés. Pardon, les disparus sans fantôme.

 

Ce que votre bibliothécaire dit : Et le mercredi, pendant la fermeture, je désherbe, épi par épi.
Ce que vous croyez qu’il veut dire : Il raconte ses RTT à son collègue.
Ce qu’il veut réellement dire : Il enlève les livres qui ne servent plus [c’est pour ça que vous n’avez pas retrouvé le livre de Pétunia.].

 

Ce que votre bibliothécaire dit : Ce n’est même pas une tête de vedette !
Ce que vous croyez qu’il veut dire : Il feuillette la presse people avec son jeune collègue. Pourtant, la semaine dernière ils prétendaient que la presse people était « en dehors des frontières documentaires de notre réseau. »
Ce qu’il veut réellement dire : Le jeune collègue a commis une grosse faute de syntaxe [bibliothéconomiquement parlant].

 

Adapté d'un document rédigé par Noëlle Balley.

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Et enfin le VRAI Règlement intérieur de la bibliothèque de Bernard MAJOUR, que j'ai pu me procurer grâce à la trahison d'une de ses bénévoles . Etonnant...

 

Il est interdit d'emprunter un document sans autorisation expresse du personnel. Celui-ci ci devra évaluer le degré de pertinence du choix du lecteur en fonction de son âge, son sexe, son origine ethnique et le cas échéant lui proposer un autre choix.

 
Article 2 :
Tout lecteur rendant un livre emprunté sans établir une fiche de lecture établie selon les normes internationales se verra retirer son droit de prêt.
 
Article 3 :
Il est formellement interdit de lire à voix haute un texte dans l'enceinte de la bibliothèque pour respecter la tranquillité publique.
 
Article4 :
Tout rassemblement de plus de trois personnes est interdit dans un but de préserver le calme et la tranquillité afférents à un lieu public.
 
Article5 :
Toute tentative de séduction d'un(e) autre lecteur(trice) par un(e) autre lecteur(trice)dans la bibliothèque est formellement interdite de même que tout attouchement du type baiser ou salut par serrage de main , la bibliothèque devant respecter les bonnes moeurs.
 
Article6 :
Pour éviter que la bibliothèque ne devienne un lieu de rendez vous au profit d'activités subversives ou immorales, les coordonnées topographiques de celles-ci seront tenues secrètes. Une commission de travail internationale sous l'égide des institutions internationales est chargée de supprimer toute référence à une bibliothèque sur les cartes et plans.
 
Article7 :
Tout nouveau lecteur se verra remettre une liste de 100 ouvrages validée par une commission internationale dans un but d'assurer l'égalité de tous devant le service public. Ce n'est qu'une fois un exposé écrit comportant des résumés des textes proposés que le lecteur recevra sa carte définitive d¹admission. Il va de soi que par souci de venir en aide aux plus défavorisés l'inscription est gratuite et obligatoire après avoir accompli cette dissertation.
 
Article8 :
Tout lecteur surpris dans l'enceinte de la bibliothèque à échanger des propos irrévérencieux sur un document choisi par les professionnels bibliothécaires sera exclu immédiatement et sans possibilité de faire appel.

Article9 :
Les lecteurs s'adresseront exclusivement au personnel ayant un diplôme universitaire de niveau 3 (minimum DUT) dans le domaine du livre. Le personnel non titulaire d'un diplôme de ce niveau ne pourra en aucun cas communiquer au public des renseignements concernant le fonds. Cette mesure s'impose pour garantir la fiabilité et l'excellence du service public. Le personnel diplômé est muni d'un badge représentant un petit livre rouge, alors que le personnel non diplômé bénéficie d'une étoile jaune.
 
Article10 :
Tout manquement au règlement de la part d'un lecteur sera suivi de l'exclusion immédiate et sans préavis. Le lecteur exclu portera un tampon indélébile vert  sur la joue pour qu'il ne puisse pas se réinscrire dans un autre établissement. La pose de ce tampon sera effectuée en présence d’un agent de la force publique.
 
 
Article11 :
Le personnel de la bibliothèque sera chargé de faire appliquer ces directives. Au cas où il ne serait pas en accord avec un seul des articles ci-dessus mentionnés, celui-ci se verra  par lettre recommandée déplacé dans un autre service moins stratégique pour la défense de l'ordre moral et économique de la nation.

 

http://angellier.biblio.univ-lille3.fr/travaillerbiblio_internet/vocabulairebiblio.html#reglement

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@ Ferris


C'est vrai qu'il faut éviter le jargon, mais à ce point là ?? (image)


 


@ Ferris


Finalement Balladur avait peut-être raison en supprimant cette école qui transformaient des amoureux des livres en babéliens (enfin, des personnes perchées en haut d'une tour ayant un langage incompréhensible pour le commun des mortels).


 


@ Ferris


C'est pendant tes permanences syndicales que tu proses sur agora bib ?  :tongue:


 


@u reste du monde


C'est étonnant qu'il n'y ait pas eu de question sur la censure, la question de genre et la position à prendre quand quelqu'un veut faire interdire un livre en bib, non ?


Par ailleurs, pour celles qui ont témoigné, il n'y a pas eu de question sur l'actualité hors culture et fonction publique.... est-ce que je perds mon temps à assyer de comprendre ce qui se passe en Ukraine, en centrafrique ou les remous actuels autour des lois de la propriété intellectuelle et de la neutralité du net ??


 


apluche


Modifié par calire
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